Les nuages s’amoncellent sur le secteur bancaire français : l’Etat pourrait remettre au pot pour sauver Dexia, la première version du plan étant, nous l’avions dit, particulièrement favorable à la France. On lira au passage les justifications totalement pathétiques de l’ancien de l’ancien président, Pierre Richard. Les Banques Populaires, après Natixis, recapitalisent le Crédit Foncier de 1,5 milliards d’euros. L’assureur Groupama met en œuvre un «plan de redressement drastique». L’ensemble des banques françaises accèdent toujours avec difficulté à la liquidité, ce qui est le signe d’une défiance généralisée, que ne masquent pas la manipulation de leurs résultats. D’habitude pondéré, Les Echos, par la plume de l’un de ses principaux éditorialistes, s’inquiète : «"Est-on au bord du gouffre ?" "Oui"... et à ce rythme-là, à Noël c’est plié" si on n’a pas trouvé de solution... Ainsi s’est exprimé cette semaine un grand banquier français devant un public restreint.» On nous a longtemps vendu le modèle bancaire français, il a l’air aussi vérolé que notre modèle social.
Philippe Herlin
© La dette de la France .fr
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Mercredi 23 novembre 2011 :
RépondreSupprimerL'Allemagne s'est heurtée aujourd'hui à une demande insuffisante lors d'une émission de dette à dix ans, adjugeant seulement 3,644 milliards d'euros de nouvelles obligations à 10 ans alors qu'elle espérait en lever 6 milliards. Le rendement moyen ressort une nouvelle fois en baisse, à 1,98 %, contre 2,09 % lors d'une adjudication similaire en octobre, et 2,74 % en moyenne, a précisé la Bundesbank.
Le ratio de couverture, qui mesure l'appétit des investisseurs, n'a atteint que 1,1, contre 1,56 en moyenne. Plusieurs analystes ont jugé l'opération très mauvaise.
"Les Bunds commencent à perdre leur attrait parce que les marchés doivent commencer à croire à l'histoire des euro-obligations, et que l'Allemagne s'apprête, en substance, à garantir la dette d'autres pays", analyse Achilleas Georgolopoulos, stratège pour la Lloyds à Londres.
L'Agence allemande de la dette a déclaré dans la foulée de l'adjudication que son résultat reflétait un environnement de marché très nerveux, mais ne signalait pas un goulet d'étranglement pour le refinancement du budget fédéral.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/23/97002-20111123FILWWW00462-l-allemagne-peine-a-ecouler-sa-dette.php
L'Allemagne voulait émettre 6 milliards d'euros : elle n'a réussi qu'à placer 3,644 milliards d'euros.
L'Allemagne elle-même est entrainée vers le fond de l'océan.
L'Allemagne elle-même est entrainée vers le fond de l'océan par les Etats européens en faillite.
Je fais l'hypothèse contraire à celle de BA : si les investisseurs ne souscrivent pas aux obligations d'Etat allemandes, ce n'est pas par défiance envers l'Allemagne mais parce qu'ils considèrent que les taux d'intérêts offerts par l'Allemagne ne sont pas assez élevés au regard d'autres taux, comme ceux offerts par la France et l'Espagne... L'Allemagne, offrant peu de risque donc peu de rémunération, serait donc victime de son succès et non de la défiance des investisseurs... En point d'appui, ci joint l'article du Figaro.
RépondreSupprimer"Il fluctue mais ne coule pas. À 1,35 dollar, l'euro vaut bien plus qu'à sa naissance, le 4 janvier 1999, quand sa première cotation s'est faite à 1,17 dollar. Certes il a connu des niveaux plus élevés. En août dernier, il caracolait à 1,45 contre le billet vert. Mais ces fluctuations sont un peu l'écume des jours. Les cours actuels restent pratiquement équivalents à ceux du début 2011.
Sa solidité contraste avec le vent de panique qui a submergé les marchés financiers. Depuis une dizaine de jours, les investisseurs envisagent clairement l'hypothèse d'un éclatement général de la zone euro. C'est le sens qu'il convient de donner aux écarts de taux à dix ans sur les dettes souveraines des pays de l'Euroland, ainsi qu'aux primes d'assurance (les CDS) que les opérateurs sont prêts à payer pour se protéger contre une éventuelle défaillance des États européens (...).
Voilà les paysages d'apocalypse que dessinent les marchés. L'ensemble des pays de l'Euroland sont sur la sellette. Tous sauf l'Allemagne. «Everyone except Germany» (EEG), pour reprendre la formule d'Andrew Balls, de Pinco, premier gestionnaire obligataire mondial. L'acronyme EEG est amené à supplanter les Pigs («cochons») qui stigmatisaient les mauvais élèves de l'Europe (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), selon l'agence Reuters, qui rapporte la trouvaille.
Que l'euro reste aussi fort dans ces conditions constitue «un mystère», reconnaît Bruno Cavalier, l'économiste d'Oddo Securities. Il y a plusieurs explications techniques, bien sûr.
Tout d'abord, l'effet rareté (ce qui est rare est cher, un cheval borgne est rare, donc il est cher…). C'est ce qui se passe pour l'euro, dont la politique monétaire, plus restrictive que pour le dollar, est vilipendée pour cette gestion trop conservatrice.
Un deuxième mécanisme est invoqué, notamment par François Chevallier, de la banque Leonardo. Il s'agit du «carry trade»: on s'endette dans une monnaie parce qu'elle supporte des taux bas (le yen) ou que l'on pense qu'elle va se déprécier ultérieurement (l'euro), pour investir dans une autre (le dollar), jugée plus sûr. Dans l'immédiat, cela a pour effet de soutenir la devise d'emprunt.
Autre explication, plus perturbante: les taux des obligations d'État de la zone euro ont en réalité peu bougé globalement depuis le début d'année, signale-t-on à la Banque de France. Seuls les écarts se sont accrus, les Bunds allemands tombant à des niveaux anormaux, aux dépens de tous les autres. Il n'y a donc pas de raison de se défier de la monnaie européenne. Les investisseurs considèrent qu'ils achètent une «sorte de deutsche mark».
Telle la Walkyrie Brünnhilde encerclée de flammes par son père Wotan, qui l'a punie de ses fautes, l'euro reste vivant et prisonnier. On attend le chevalier Siegfried qui lui apportera la délivrance. Celui dont l'Allemagne a fait son héros emblématique."
http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2011/11/22/04004-20111122ARTFIG00732-l-ue-est-en-flammes-mais-l-euro-se-porte-pour-le-mieux.php
Mon interprétation :
RépondreSupprimerLes investisseurs internationaux ne veulent plus investir dans les produits titrisés.
En 2008, les investisseurs internationaux ont vu ce que donnaient les produits titrisés : un désastre historique.
Le 23 novembre 2011, les investisseurs ne veulent plus investir dans les obligations de l'Etat allemand, car ils ont peur que l'Etat allemand ne soit contraint de payer des centaines de milliards d'euros pour sauver les Etats européens en faillite.
Les obligations de l'Etat allemand sont aujourd'hui perçues comme étant devenues un produit titrisé, car elles sont reliées indirectement aux obligations des cinq PIIGS.
En clair : le 23 novembre 2011, les investisseurs internationaux n'ont pas investi dans les obligations de l'Etat allemand, car l'Allemagne risque être elle-aussi entrainée dans la chute des 16 autres dominos de la zone euro.
Mon interprétation :
RépondreSupprimerLes investisseurs internationaux ont enfin en train de comprendre que dans un monde globalisé l'économie est ...globale. Reste plus au politocards à le réaliser et on entamera peut-être les choses sérieuses. Sinon....
Mercredi 23 novembre 2011 :
RépondreSupprimerMaintenant, ce n’est plus seulement la périphérie de la zone euro qui est touchée par l’explosion des taux d’intérêt.
Maintenant, le cœur de la zone euro lui-même est touché : le cœur de la zone euro voit ses taux d’intérêt devenir exorbitants.
Les investisseurs internationaux n’ont plus confiance dans six Etats européens.
Pour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
Belgique : 5,483 %.
Espagne : 6,646 %.
Italie : 6,969 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,313 %.
Grèce : 29,041 %.
Aujourd'hui, il n'y a plus que trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro.
Qui sont les trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro ?
1- Dieu.
2- Le petit papa Noël.
3- Chuck Norris.
http://www.chucknorrisfacts.fr/index.php?p=parcourir&tri=top&PHPSESSID=ee239d05568fdf808501c20f016f45d7
TROUVE CET ARTICLE SUR LE BLOG "CROTTAZ FINANCE"
RépondreSupprimerQUE FAUT-IL EN PENSER ?
Et si les USA ne rendaient pas l’or ?
Un article de James Rickards de tangent capital m’a interpellé:
le voici: http://kingworldnews.com/kingworldnews/KWN_DailyWeb/Entries/2011/11/11_Jim_Rickards_-_The_US_Wont_Give_Germany_its_Gold.html
Il pense que les USA ne rendront pas l’or que les Allemands ont déposé à Fort Knox
La Bundesbank a effectivement indiqué que son or est gardé à Fort Knox: http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-La-Bundesbank-confirme-que-son-or-est-aux-Etats-Unis.aspx?langue=fr&article=2255908876G10020
Personne n’ose poser la question, mais que se passerait-il si l’Allemagne demandait de rapatrier son or à Berlin ?
De son côté, la Suisse a très certainement une partie de son or stockée aux USA.
Malgré quelques interpellations de parlementaires – qui avaient questionné le Conseil Fédéral - aucune réponse précise sur le lieu de stockage n’a été obtenue à ce sujet.
parlement or interpellation 1998 Gusset Wilfried Ernest
parlement interpellation 2007 Stamm Luzi
En résumé, on ne sait pas officiellement où se trouve l’or suisse (et c’est tant mieux peut-être) car pour les allemands on est fixé.
Info complémentaire sur l’or de Fort Knox: http://www.usmint.gov/about_the_mint/fun_facts/index.cfm?flash=yes&action=fun_facts13 et Ron Paul qui désire faire auditer les réserves d’or: http://runredhot.com/?p=4317
Et la proposition du Front National de sortir de la zone euro et de reprendre la monnaie nationale, qu'en pensez-vous ?
RépondreSupprimer"Aujourd'hui, il n'y a plus que trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro.
RépondreSupprimerQui sont les trois personnes qui peuvent empêcher l'explosion de la zone euro ?
1- Dieu.
2- Le petit papa Noël.
3- Chuck Norris."
BA s'impatiente. :) Il n'en peut plus d'attendre la chute de la zone euro. Wait and see, m'ont appris mes parents. L'impatience et la précipitation en toute chose sont le creuset des erreurs et des maladresses. Wait and see...
@Anonyme, 23 novembre 2011 19:44,
RépondreSupprimerAlors moi je suis contre la sortie de France de l'euro!!
Car je suis convaincu que cette sortie signifie la dévaluation "compétitive" donc de l'inflation et une tres importante perte de pouvoir d'achat !!
D'autre part, si nous sortons de l'euro, la dette de la France qui elle est libéllée en euro, que devient elle ?? serait elle toujours remboursable si nous devons utiliser un nouveau franc !! Car je rappel qu'a l'origine il y avait un taux de 6,55957 pour convertir vos francs en euros !!! Donc 1700 millards x 6,55 = 11135 milliards de nouveaux francs.
Mazette, on est pas rendu !!!!
Donc non à la sortie de l'euro !
Oui à la réduction des dépenses !
http://lafaillitedeletat.com/
Mon Interprètation :
RépondreSupprimerJ'ai la même analyse que BA.
La question que je me pose maintenant suite à ce nouveau voyant rouge allumé :
Pendant combien de temps encore Angela Merkel et Wolfgang Schäuble vont faire semblant :
1 - de Croire que la zone euro est encore "jouable" ?
2 - de Croire qu'avec le "blablabla irréalisable" de Convergence et Discipline budgètaire a appliquer en Europe du Sud , ils vont leurré le monde financier ?
3 - A quel moment , il ont fixé la limite a ne pas dépassé ( sans doute la monètisation malgré eux ...) et programmé la sortie de l'Allemagne ?
Pour être clair, pendant combien de temps la façade diplomatique allemande va primé sur le réalisme économique et financier allemand ?....
Pendant Combien de temps encore ?....
Oui. Et je suis curieux de savoir comment ils vont s'y prendre pour revenir au mark en partant avec la caísse et en laissant les autres pays se débrouiller avec une monnaie de singe.
RépondreSupprimerCar ce n'est pas la France qui va souverainement décider de revenir au franc (voílá bien longtemps qu'elle n'a plus les moyens juridiques et financiers de décider quoi que ce soit par elle-měme) mais l'Allemagne qui va décider de revenir au mark et de planter la France seule avec une sous-monnaie.
L'écart des taux entre pays européens acte déjá de fait un retour aux monnaies nationales. La montée des taux est un avant goůt du retour au franc, une simulation grandeur réelle...
Bientót, ce ne sera plus un exercice...
plus très longtemps. le mark 2 est déjà imprimé.
RépondreSupprimeron se dirige vers une sortie "désordonnée" de l'euro.
et une réunion est prévue entre les 2 merkozy ce jeudi soir.
ouais si on avait les couilles on dirait merde à tout le monde et on sortirait de l'euro : mais ça voudrait dire aussi qu'on est prêt à remettre tout le monde au travail, à baisser notre niveau de vie, à supprimer presque toutes les prestations sociales, et à stopper l'immigration de masse. Et comme on a pas le courage, eh bien on arrivera de toute façon à ce résultat, mais sans l'avoir décidé, des catastrophes financières nous l'imposeront. "Vous vouliez la paix, vous vouliez sauver l’honneur: vous aurez la guerre et le déshonneur!", disait Churchill sir Winston Leonard Spencer, pour nous ça sera : "Vous vouliez continuer votre soit-disant modèle social: vous aurez sa destruction, une France arabe et noire (avec 80% d'immigrés dans quelques siècles), et votre belle culture appartiendra au passé", ceux qui s'intéressent à l'histoire du monde remarqueront simplement que la France n'aura fait que rejoindre une longue liste de peuples ayant sombré dans la déchéance.
RépondreSupprimerQue faire de l'Humain qui s'autodétruit par l'argent quand ce n'est pas la guerre ? Rien, l'Humanité est vouée à l'échec tant qu'elle n'admettra pas qu'elle doit changer son visage et que cela concerne tout le monde. On compare le système social à l'économie et c'est très juste, mais à nouveau, que faire ? L'Humain ne veut pas se regarder en face et se reprendre en main, c'est un constat alarmant, nous sommes tous coupable. Coupable d'être stupide au point de suivre l'individualisme généré par cette société, l'égoïsme, l'hypocrisie, ces lois qui régissent l'absurdité pathétique de "nous tous". Il suffit de lire les commentaires ici ou ailleurs, d'observer et écouter la rue, les foyers, les médias... les différences de chacun se mélangent ce qui est plutôt naturel dans une société dite "libre", mais le résultat est là : disparité, plus de cohésion, abandon de comprendre l'autre... on retombe sur ce qui écrit précédemment : individualisme, égoïsme etc... .
RépondreSupprimerBref, vivre dans un monde de bisounours est utopique à ce qu'on dit... mais pourquoi dont l'inverse est réalité ? Le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier se dégrade jour après jour, l'Humain est complexe, mais sa bêtise encore plus. On verra ce que "ce monde" nous fabriquera de pire demain, après demain... à jamais, puisqu'il est voué à se tuer lui-même.
Anonymous.
Jeudi 24 novembre 2011 :
RépondreSupprimerL'exigence de la chancelière allemande Angela Merkel de réviser certains traités européens pour renforcer la discipline budgétaire met en péril l'Union européenne, estime jeudi le vice-Premier ministre du Luxembourg dans un quotidien allemand.
"Vous ne devez pas oublier qu'en proposant un changement des traités, le risque existe que l'Union européenne meure", poursuit Jean Asselborn dans une lettre ouverte à Mme Merkel publiée dans le Handelsblatt, "car il est utopique de croire que seuls les articles prévus seraient proposés à la révision".
"Il est utopique de vouloir changer quelques articles des traités européens comme l'exige Mme Merkel, qui ferait bien de dire clairement si elle suit ainsi des fins politiques internes", ajoute-t-il.
"Est-ce suivre un objectif européen, chère Madame la chancelière, de lancer un débat sur des changements significatifs des traités en plein milieu de ce qui est peut-être la phase la plus difficile dans la recherche de la stabilité en zone euro ? Si vous suivez un but de politique intérieure, alors vous feriez bien de le dire clairement", ajoute-t-il.
"Les Britanniques feraient alors leurs propres propositions, ainsi que le Parlement européen, et des référendums à l'issue incertaine seraient sans aucun doute organisés dans certains pays", met-il en garde.
http://www.romandie.com/news/n/_La_strategie_de_Merkel_met_en_peril_l_Union_europeenne_241120110911.asp
C'est bien vrai, ça.
"Des référendums à l'issue incertaine seraient sans aucun doute organisés dans certains pays"
D'un autre côté, même si l'issue du référendum est un vote "non", on fera quand même adopter le nouveau traité européen par les 27 parlements nationaux.
Donc, où est le problème ?
le système mais pas les banques c'est une stratégie
RépondreSupprimerc'est fait express l'euro embarrasse le dollar aussi c'est mieux de le faire couler ! aussi tout est fait pour que l'EURO sombre c'est une stratégie et personne ne comprend rien !
RépondreSupprimerLa théorie du complot est toujours plus aisée plutôt que d'analyser les causes réelles et sérieuses du problèmes. Si je puis vous rassurer, une fois l'effondrement de l' Euro acté, il est fort probable qu'il en soit en aille de même pour le Dollar....
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