mardi 15 novembre 2011

Le voile tombe

Cela aurait pu arriver il y a plusieurs mois, même plusieurs années si la crise de 2008 n’avait pas bouleversé le paysage économique mondial, mais finalement nous le voyons aujourd’hui sous nos yeux : le voile tombe. La France ne mérite pas son triple A, la culture du déficit est congénitale à toute la classe politique, rien de sérieux n’a été fait depuis 1974 pour contrôler la dépense publique. Y-a-t-il un salut dans l’Europe ? Non, le FESF ou la monétisation de la BCE ne sont que des pyramides de Ponzi (voir nos textes précédents), et la taille de la dette française dépasse leurs capacités d’action. Y-a-t-il un salut à attendre de la prochaine élection présidentielle ? Non, tous les candidats sont des étatistes sous des formes diverses et variables, aucun n’inscrit dans son programme une baisse de la dépense publique. L’Etat emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus élevés, la crise est là, devant nous. Les réformes structurelles demandent du temps, et nous l’avons gâché, il ne nous reste plus que l’urgence et les coupes budgétaires. La contagion sera aussi intérieure, nos banques ne vont pas si bien qu’elles veulent le faire croire. Tout faisait impression malgré tout, mais maintenant que le voile est tombé, on va se rendre compte que tout est fissuré.

Suivez l’actualité de la crise ici.

Philippe Herlin
© La dette de la France .fr

38 commentaires:

  1. Ters. :) C'est sympa ici. :) Constat generaliste du bloggeur, rien de nouveau.

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  2. Mardi 15 novembre 2011 :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,336 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 7,068 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

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  3. AFP

    La Commission européenne a présenté mardi des mesures pour mieux contrôler les agences de notation, tandis que l'UE a entériné une loi mettant un frein aux spéculations erratiques sur la dette des Etats.

    Le commissaire chargé des marchés financiers, Michel Barnier, a présenté devant le Parlement européen à Strasbourg un ensemble de propositions pour durcir les règles de fonctionnement des agences, accusées d'avoir accentué la crise de la dette. Les trois plus grandes, Standard & Poor's, Moody's et Fitch, contrôlent 90% du secteur.

    Il ne s'agit "pas de casser le thermomètre", mais "que le thermomètre fonctionne correctement, qu'il n'accentue pas la fièvre", a expliqué M. Barnier au cours d'une conférence de presse.

    Les agences de notation sont régulièrement accusées de ne pas avoir vu venir la crise financière partie des Etats-Unis en 2007 puis d'avoir aggravé la crise de la dette en dégradant les notes de certains Etats sans toujours fournir des justifications convaincantes, ou à des moments mal choisis.

    Le Français a renoncé à un élément phare, mais aussi très polémique, de sa proposition initiale: que la notation de la dette souveraine de certains pays puisse être suspendue temporairement lorsque ces pays font l'objet d'un programme de soutien du Fonds monétaire international ou de l'Union européenne.

    "Nous avons eu une très longue discussion avec mes collègues" au sein de la Commission, a reconnu M. Barnier, estimant qu'il aurait besoin de "plus de temps pour convaincre". Il a laissé entendre que cette proposition pourrait revenir sous forme d'amendement lors du débat au Parlement européen, qui aura le dernier mot avec les Etats de l'UE.

    Parmi les mesures restantes, les institutions financières devront moins s'appuyer sur les notes délivrées par les agences pour décider de leurs investissements. La Commission entend aussi éliminer les conflits d'intérêts, et pour accroître la concurrence, les entreprises qui émettent des produits financiers devront changer d'agence tous les trois ans.

    Quant aux Etats, ils seraient notés non plus une fois par an mais tous les six mois.

    Par ailleurs, les agences de notation pourront notamment faire l'objet de poursuites civiles en justice, et donc de sanctions, en cas de faute caractérisée ou de négligence grave.

    L'annonce intervient, hasard du calendrier, moins d'une semaine après que Standard and Poor's eut annoncé par erreur que la France avait perdu son "triple A", ce qui a provoqué la colère de Paris. M. Barnier a indiqué mardi qu'il étudierait les causes de cette erreur, qui posait peut-être "un problème de manipulation du marché", pour voir s'il y avait lieu d'encadrer de telles pratiques.

    De manière plus générale, "nous devons construire ou reconstruire une souveraineté politique pour ne pas subir la souveraineté des marchés", a déclaré M. Barnier, qui s'est réjoui de l'adoption le même jour par le Parlement européen d'une loi interdisant dès le 1er décembre les "CDS à nu" sur les titres de dette souveraine.

    Un accord de principe avait déjà été conclu entre le Parlement et les représentants des gouvernements européens le 18 octobre au terme de longues tractations. Le texte été adopté par 507 voix contre 25 et 109 abstentions.

    Les CDS, instruments financiers théoriquement utilisés pour se protéger contre le risque de défaut d'une entreprise ou d'un pays, ont été accusés d'amplifier la crise en servant à parier sur le défaut de paiement des Etats.

    "C'est la première fois que l'Europe va interdire un produit financier qui sert à spéculer sur la dette des Etats", s'est félicité l'élu écologiste français Pascal Canfin, rapporteur du texte.

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  4. en réponse au commentaire précédent, c'est assez rigolo de constater que si on a tout fait (provisoirement) pour ne pas déclarer la Grèce en faillite, c'est justement parce qu'il y avait certainement un gros paquet de "naked CDS" dans la nature qu'on voulait surtout ne pas déclencher. Donc : maintenant si on interdit les CDS à nu, eh bien pour le prochain pays proche de la faillite on se posera peut-être moins de questions en se disant : cette fois-ci après l'interdiction qu'on a mise en place c'est gérable et on peut prononcer le défaut... Cette loi est tout simplement l'autorisation future de la liquidation d'un Etat, ce qui est (hélas) la seule véritable solution radicale à cette crise.

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  5. donc après "travailler pour gagner plus" nous voilà à "Arbeit macht Frei" (traduction pour ceux qui ne parlent pas encore allemand... "Travailler rend la liberté") ... prochaine étape on met à l'index les "fautifs", les fonctionnaires, les RSA, les malades, les retraités etc.. Désolé je vais rentrer en résistance jm

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  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  7. Il suffit que moody's ait dit le 19-10-11
    que la france était sous surveillance de sa note pendant 3 mois,
    pour que le taux des obligations francaises à 10 ans augmente de 0,8% en 25 jours.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9culation_sur_les_dettes_souveraines_europ%C3%A9ennes
    Il y meme pas besoin de dégrader pour augmenter les taux..Bien sur on aura confirmation en Janvier, qu'ils parlaient sérieusement.
    Sinon pour les défenseurs de l'article 123 du traité de Lisbonne il y cet article intéressant:
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-creation-monetaire-a-peu-d-effets-sur-l-inflation_248181.html

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  8. Que faire de l'Humain qui s'autodétruit par l'argent quand ce n'est pas la guerre ? Rien, l'Humanité est vouée à l'échec tant qu'elle n'admettra pas qu'elle doit changer son visage et que cela concerne tout le monde. Enfin bref, vivre dans un monde de bisounours est utopique à ce qu'on dit... mais pourquoi dont l'inverse est réalité ?

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  9. Faux BA :
    Au secours, l'Allemagne sombre à son tour :
    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR2:IND

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  10. Yep, par quel miracle l'Allemagne s'en sortirait-elle ? Elle fait partie des dominos. L'heure des privations, du pain rassis et de la depression economique approche. Tout le monde est concerne. Qui est prêt a affronter la tempete ?

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  11. Pourquoi le voile est il tombé ce jour !
    Il est tombé il y a bien longtemps !!!!!
    C'est pas d'hier que l'on se doute que la Grece, l'Italie, etc.... ne peuvent plus payer !!!!!

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  12. Mercredi 16 novembre 2011 :

    La crise de la zone euro frappe aux portes de la France.

    Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, la crise de la zone euro frappe désormais aux portes de la France, forçant la Banque centrale européenne à monter en première ligne pour freiner l'hémorragie.

    Selon des courtiers, la BCE a intensifié mercredi ses rachats de titres italiens et espagnols au lendemain d'une journée noire sur le marché obligataire, au cours de laquelle les primes de risque de la France et de plusieurs autres pays du coeur de la zone euro ont bondi à des niveaux jugés impensables il y a encore quelques jours.

    Cette intervention n'a toutefois pas permis de desserrer l'étau autour de la dette française, alors que les investisseurs voient l'Europe prendre le chemin périlleux de la récession et restent défiants face à la capacité des dirigeants du continent à prendre des décisions structurelles mettant fin à la crise.

    L'écart de rendement entre les dettes française et allemande se rapproche des 200 points de base, un niveau inconnu depuis le début des années 1990.

    La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a jugé cette évolution injustifiée et a réaffirmé que la France tiendrait ses engagements de réduction des déficits, à 4,5% du PIB en 2012, et 3% en 2013, afin de conforter sa note "triple A".

    Elle a ajouté que Paris avait "toute confiance" dans la capacité de la BCE à assurer la stabilité de la monnaie unique. Un message à l'attention des marchés, qui espèrent que l'institution de Francfort, vue comme le seul rempart crédible à l'éclatement de la zone euro, n'hésitera pas, le moment venu, à endosser le rôle de prêteur en dernier ressort des Etats, ce à quoi s'opposent la BCE elle-même et l'Allemagne.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-crise-de-la-zone-euro-frappe-aux-portes-de-la-france-16-11-2011-1396896_240.php

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  13. Oui, on peut parler de la France, de l'Espagne et de l'Italie, il n'empêche que l'Allemagne est en très mauvaise posture.

    La preuve selon Reuters :

    La dette allemande est source d'inquiétude, dit Juncker

    BERLIN (Reuters) - Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré mercredi à la presse allemande que le niveau de la dette allemande était préoccupant, soulignant qu'il était supérieur à celui de l'endettement de l'Espagne.

    "J'estime que le niveau de la dette allemande est source d'inquiétude", a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal General-Anzeiger et qui sera publiée jeudi.

    "L'endettement de l'Allemagne est plus élevé que celui de l'Espagne", ajoute-t-il. "Seulement, ici (en Allemagne) personne ne veut le savoir."

    Il a également estimé qu'Athènes était sur la bonne voie pour résoudre la crise budgétaire, et qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait "un scénario désastreux".

    Conclusion, même le pilier allemand est en train de se fissurer.

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  14. Juncker, la Grèce est sur la bonne voie... C'est sûr ! Entre une population qui se paupérise, un Euro qui asphyxie son économie, ne récession, pour ne pas dire une dépression incroyable qui frappe ce pays, oui, c'est sûr tout va très bien, madame la Marquise....

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  15. "Valérie Pécresse, a jugé cette évolution injustifiée"
    Elle a tout à fait raison, seule la peur des "zinvestisseurs" empêche le taux allemand d'être à un niveau normal et de suivre le notre.

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  16. La spéculation et la peur, les deux armes braquées sur l'Europe depuis des mois. Mais ce petit jeu est dangereux et finira par toucher tout le monde, l'Allemagne, les USA et la Chine compris... Sinon, une question pour les adeptes de ce blog. Il paraît que l'or physique est susceptible de se détériorer et de perdre de sa valeur selon la façon dont il est stocké. Quel est le meilleur moyen de le conserver en parfait état ? Où le garder ?

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  17. Comment et où garder l'or ?

    Je n'en ai pas encore acheté. Mais si besoin, je le garderai dans son étui d'origine et stocké dans un coffre à l'étranger.

    Ophélie.

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  18. Les dette de la France, de l'Italie et consorts, bien sûr, mais n'oublions pas la plus abyssale de toutes les dettes, celle des États-Unis.

    États-Unis: la dette publique dépasse 15.000 milliards, selon des chiffres publiés mercredi par le département du Trésor, au grand dam de nombre de républicains qui font porter toute la responsabilité à l'administration Obama.

    Elle atteignait ce jour-là 15.033,6 milliards de dollars à la clôture des comptes quotidiens du Trésor, soit 55,8 milliards de plus que la veille, a indiqué le ministère.

    Cela correspond à 99% du PIB américain prévu par la Maison Blanche pour l'ensemble de l'année 2011.

    "L'Amérique vient de passer un cap inimaginable: notre dette dépasse 15.000 milliards de dollars. Cela fait plus de 48.000 dollars par Américain", a tonné Reince Priebus, président du Comité national du parti républicain.

    Le sénateur Mitch McConnell a ajouté dans un communiqué: "Nous avons une dette qui pèse autant que notre économie. Cela nous fait beaucoup ressembler à la Grèce", a-t-il déclaré.

    Le franchissement à la hausse du seuil des 15.000 milliards de dollars a eu lieu alors que la Commission mixte du Congrès pour la réduction du déficit budgétaire peine à parvenir à un accord qui définirait des économies budgétaires d'au moins 1.200 milliards de dollars cumulés sur dix ans.

    Faute d'accord d'ici au 23 novembre, la loi prévoit la mise en oeuvre automatique, à partir de 2013, de réductions des dépenses de l'Etat d'un total de 1.200 milliards de dollars sur dix ans, réparties à part égale entre les dépenses de défense et le reste des dépenses.

    La dette publique américaine avait franchi à la hausse le cap des 10.000 milliards de dollars en septembre 2008. Depuis cette date, les Etats-Unis accumulent 1.000 milliards de dette supplémentaire tous les sept mois et demi en moyenne.

    Dans son dernier "Moniteur des finances publiques" publié en septembre, le Fonds monétaire international (FMI) estime que la dette publique des Etats-unis devrait atteindre 100% du PIB à la fin de l'année, 105% en 2012, et continuer de progresser jusqu'à 115% en 2016.

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  19. Les Echose

    Émission de dette : la France évite le pire


    La catastrophe a été évitée, alors que l'écart de taux entre la France et l'Allemagne a atteint des cimes inédites avant l'enchère. La France voit néanmoins son coût de financement monter.

    Rarement une émission de dette française n'aura été si attendue. Le site de l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’État, a même flanché jeudi matin, sans doute en raison d'un nombre de connexions anormalement élevé.

    Juste avant l'enchère, l'écart entre les taux à 10 ans français et ceux de l'Allemagne a dépassé le seuil symbolique de 2%, pour la première fois depuis plus de vingt ans. De mémoire de Spécialistes en valeur du Trésor (SVT) -les représentants des vingt banques qui aident l’État à placer sa dette sur le marché -on n'avait jamais procédé à une enchère de dette dans des conditions aussi dégradées.

    La tension était donc à son comble dans la salle de marché de l‘AFT, à Bercy.
    Le rendement le plus élevé de l'année

    Le résultat a dû être accueilli avec un certain soulagement. La France a en effet réussi à placer le volume maximum annoncé sur les titres de moyen terme, soit 7 milliards d'euros.

    Les taux offerts aux investisseurs ont toutefois augmenté par rapport aux précédentes émissions. Sur les papiers arrivant à échéance en juillet 2016 (5 ans), le taux est sorti à 2,82%, contre 2,31% il y a un mois. Ce niveau de rendement est le plus élevé de l'année pour ces titres. Il a fallu offrir aussi environ 50 points de base de plus sur les papiers à 2 ans, sortis à 1,85% et sur ceux à 4 ans, sortis à 2,44%.

    Pour les titres indexés sur l'inflation, l'AFT a placé un plus d'un milliard d'euros, soit le milieu de sa fourchette indicative.

    Les SVT avaient prévenu qu'ils feraient tout leur possible pour « sauver » cette adjudication. Ont-ils acheté des titres sans avoir, derrière, une offre ferme d'investisseurs ? Pour être une banque partenaire de l’État français, il faut parfois accepter quelques sacrifices.

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  20. Jeudi 17 novembre 2011 :

    L'Espagne s'endette à 7 %, du jamais vu depuis 1997.

    L'Espagne, où se tiennent des élections législatives ce dimanche, a dû concéder un taux d'intérêt proche de 7 % pour placer ses obligations à 10 ans, dans un contexte de contagion généralisée de la zone euro.

    « C'est une tragédie nationale. Plus personne ne nous prête », a réagi sur Twitter le directeur du quotidien « El Mundo », Pedro José Ramírez, dans les minutes qui ont suivi la clôture de l'adjudication espagnole.

    Le Trésor a dû payer, jeudi 17 novembre, un taux d'intérêt moyen de 6,975 % pour émettre 3,563 milliards d'euros d'obligations à 10 ans, soit le taux le plus élevé depuis la création de l'euro. L'Espagne n'a pas placé le maximum prévu (4 milliards d'euros), certainement dans le souci de ne pas vouloir dépasser la barre psychologique des 7 %. C'est à partir de ce seuil que la Grèce, l'Irlande et le Portugal ont accédé à une aide financière internationale.

    « Le Trésor a payé 6,975 %, c'est une atrocité, le taux le plus élevé depuis 1997 ! », s'exclame Daniel Pingarrón, stratégiste chez IG Markets. Les derniers titres émis avec une maturité similaire l'ont été à un taux maximum de 5,453 %, le 20 octobre dernier.

    Juste avant l'opération, la prime de risque de l'Espagne, c'est-à-dire l'écart de taux entre les titres espagnols et allemands à 10 ans, grimpait inexorablement jusqu'à frôler les 500 points de base. Un seuil qu'elle a dépassé dans la foulée de l'émission, malgré les achats de la Banque centrale européenne (BCE) sur le marché secondaire.

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  21. Ca y est BA, la grece et l'Italie sont passees de mode ? Vous finirez par atterrir sur l'Allemagne, c'est juste une question de temps. Pour l'Espagne, ils on déjà connu ca en 1997. Comment ont-il fait pour s'en sortir ?

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  22. Avant l'euro, quand un Etat européen coulait, il coulait seul : il se déclarait en défaut de paiement, et ses créanciers perdaient leur mise. Quelques années plus tard, cet Etat européen retournait emprunter sur les marchés. Et tout recommençait.

    Maintenant, nous avons l'euro.

    C'est ça qui est rigolo, avec l'euro.

    Quand un Etat européen coule, il ne coule pas seul.

    Quand un Etat européen coule, il entraine les autres Etats européens vers le fond de l'océan.

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  23. BA poète ? :) Focus sur le domino allemand : aujourd'hui, abaissement de la note de dix banques publiques allemandes par Moody's.

    L'Allemagne rejoindra bientôt le groupe des pays européens sous pressions et sur la voie de la faillite.

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  24. Bonsoir,
    merci à BA pour son avis personnel,
    avec ses données brutes habituelles, c'est un plus :-)
    Je remets un lien vers : http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/
    Ou Nigel Farage l'euroSeptique, et Olivier Delamarche donnent un avis différent des Unes !

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  25. Quelqu'un peut il m'expliquer pourquoi, avec de telles tensions sur les obligations d'Etats européens, l'euro reste à un niveau relativement élevé par rapport au dollar ? L'Amérique va t'elle beaucoup plus mal que l'Europe ou l'euro est il soutenu artificiellement ? (si oui, par qui et comment ?)

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  26. 1) L'euro constitue un quart des réserves de change allouées dans le monde
    2) La Chine contrôle plus de 7% de la dette publique totale de la zone euro, elle aurait presque autant d'emprunts d'Etat européens que d'obligations d'Etat américaines (article de la Tribune).
    3) Les marchés pensent qu'on va avoir une décennie de plans d'austérité qui finiront quand même par réduire ou limiter fortement les déficits et les dettes publiques, et que la BCE agira quand même en toute dernière limite si un Etat venait à complètement rater une émission obligataire (en cas donc d'illiquidité très forte du marché)

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  27. La dette ? L'économie ? La France ? Les emplois ?
    Alors... comme au Rugby... Revenir aux fondamentaux ! Mesdames et Messieurs les députés qui avaient multiplié par trois vos émoluments lors de la législature 2002 ? Mr Le Président de La République qui avait multiplié par sept votre salaire mensuel en 2007 ? Mme Aubry qui n'avait pas suivi les cours de "calcul" en CM2 pour oser nous faire croire que travailler 35H hebdo, payé 39H, c'est du pareil au même ? Mesdames et Messieurs mes concitoyens qui optaient pour une industrie automobile asiatique qui crache sur nos acquis sociaux et se moque bien des Droits de l'Homme ! (Cautionnez vous ?) Ou Allemande qui ne fait pas mieux que l'industrie automobile Française en terme de qualité, sauf à essorer vos comptes bancaires en coût d'achat et d'entretien... Et les syndicats "jusqu'au-boutistes" qui jouent à "qui perd-perd" en ne voulant rien entendre ! rien comprendre ! pas même la raison !...Il y va de l'avenir de nos gosses !

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  28. L'euro tient, malgré les tempêtes, c'est ça qui est incroyable.

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  29. L'Euro restera à un haut niveau, tant que :

    1 - L'Allemagne restera dans la zone euro, et par sa présence interdira la monètisation

    2 - Les taux d'interets de la BCE ( 1,5 % ) resteront supérieurs à ceux de la FED ( ~0% ), ce petit differentiel quand il fait l'objet d'echanges
    sur des montants énormes dans le forex ( sup à 3 à 4000 milliards d'euros / jour ) permettentd'engranger des benefices enormes à certain opérateurs ..

    Pour ces 2 raisons fondamentales , nous sommes très loin d'une assise saine de la valeur de l'euro .....
    Cela n'a quasiment rien à voir avec une situation économique de la zone euro qui serait plus saine que celle de la zone Dollar USA....

    Il suffira que l'une de deux, ou deux en meme temps de ces raisons ne soient plus réalisé, pour que l'euro ..... finisse par concurrencer ... vous savez la marque Lotus / Moltonnelle ....

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  30. L' Allemagne tient l'Europe à bout de bras. Sauf que : elle est elle même au bout d'un gigantesque élastique accroché au plafond. Si l'élastique se tend jusqu'au plancher l'Europe aura intérêt à lâcher...Et la fière et rigoureuse Allemagne? Je vous laisse imaginer...

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  31. "rien de sérieux n’a été fait depuis 1974 pour contrôler la dépense publique"

    C'est marrant depuis que la loi de 1973 à été voté, aucun budget n'a été voté à l'équilibre...
    Incroyable :)

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  32. Petites questions aux experts du blog. Dans quoi vaut-il mieux investir ? Dans l'or physique ou dans les actions aurifères ? N'est-il pas trop tard pour acheter de l'or, dont le prix a flambé ? Ne risque-t-on pas de perdre quand il baissera de nouveau ?

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  33. Pour répondre à la question sur l'or, je ne change pas une virgule au texte que j'ai publié cet été :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/or-dollar-crise-convertibilite-nixon-154119.html

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  34. Merci pour cette réponse. Je comprends donc qu'il faut investir dans l'or physique, ce que je vais faire.

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  35. Or ou immobilier ???

    L'immobilier oui. Mais dans un pays fiscalement et économiquement sûr. Comme la Suisse. Mais en France, je peux me tromper, mais je pense que ça va énormément chuter. Pourquoi ? Parce que le prix des charges et des impôts vont augmenter tout autant que le chômage, les revenus des gens fatalement baisser. Mais plus que jamais, les états continueront à vouloir piquer les économies des gens pour le redistribuer aux fonctionnaires et autres salariés d'état qui augmenteront. Imaginez par exemple : la plus value de la résidence principale taxée comme un revenu + CSG-CRDS-RSA augmentés à 20 ,ou 25 %. Vous êtes propriétaire de votre résidence principale et ne payez pas loyer ? Vous rigolez... voilà une belle niche... dorénavant, la valeur locative de votre logement sera taxable comme un revenu! ETC, ETC...
    Toujours est-il qu'en Argentine, l'immobilier ne s'est jamais relevé...

    J'espère me tromper, mais voilà mon avis. L'or? J'avoue avoir la trouille d'en acheter car les baisses sont toujours brutales, mais n'est-ce pas là qu'il est raisonnable de placer nos économies ?

    Ophélie.

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  36. L'anonyme précédente a vraiment peu de compétences économiques : les fonctionnaires d'Etat sont en réduction, puisque l'Etat-Nation est sacrifié sur l'autel du sauvetage de l'Euro et pour le seul profit des banquiers et financiers ! Il faudrait plutôt étudier le problème de la croissance exponentielle des fonctionnaires territoriaux, véritables cours de seigneuries locales, qui coûtent une fortune en impôts locaux, sans parler de la révision nécessaire des aides et allocations en tout genre, mais là c'est un autre débat.

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