L’Autorité des marchés financiers (AMF), dont la mission consiste à contrôler la bonne marche du marché financier français, se met rarement en colère, on lira donc avec intérêt sa dernière décision condamnant deux anciennes filiales de la Société Générale à 2,5 millions d’euros d’amende (article du Monde), SGAM (Société Générale Asset Management) et SGAM AI (Alternative Investment). On lira aussi les décisions in extenso sur le site de l’AMF : SGAM et SGAM AI.
Nous sommes à l’été 2007 et la crise des subprimes (qui éclatera un an plus tard lors de la faillite de Lehman Brothers) commence à étrangler les banques, elles manquent de liquidité. On se rappelle que le 9 août 2007 BNP Paribas a annoncé le gel de trois fonds contenant des subprimes, provoquant la consternation sur les marchés. La SG évite d’en arriver là en prenant des libertés avec la gestion du risque et l’intérêt de ses clients, pas moins. Selon l’AMF, «Le manquement de SGAM à son obligation d'assurer un contrôle des risques effectifs, en préservant l'indépendance de cette fonction par rapport à la fonction de gestion, est pleinement caractérisé». Et concernant SGAM AI, il est «inadmissible qu'une société de cette importance ait donné priorité à la poursuite de ses propres objectifs par rapport au devoir qui était le sien d'assurer l'information, la sécurité et la préservation des intérêts de ses clients.» On y apprend que la banque a fait signer des CDS croisés entre ses filiales de façon à contourner le ratio réglementaire de solvabilité, le tout en faisant exploser les risques (cf "l’examen du grief" page 9), hallucinant !
Au moment où la crise de la liquidité bancaire se réinstalle et où les doutes sur les banques en France et en Europe montent en flèche, on se dit que les banques recourent peut être encore à de tels expédients, qui permettent de colmater temporairement une brèche, mais font exploser les risques. On peut se poser la question, d’autant que l’amende (2,5 millions d’euros) est d’un montant ridicule.
Par ailleurs, à lire :
- "Est-on au bord du gouffre ?" "Oui"... et à ce rythme-là, à Noël c’est plié" si on n’a pas trouvé de solution... Ainsi s’est exprimé cette semaine un grand banquier français devant un public restreint. (Dominique Seux, Les Echos)
- Les obligations souveraines françaises sont sur une très mauvaise pente (Eric Fry, La Chronique Agora)
- Il y a une bombe sous le tapis (Myret Zaki, Bilan)
Philippe Herlin
© La dette de la France .fr
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> L’Autorité des marchés financiers (AMF), dont la mission consiste à
RépondreSupprimerdont la mission *officielle* aurait été mieux dit.
il est certain que le gain doit faire plusieurs fois le montant de la soi-disant "amende".
"A Noël, c'est plié", dixit le banquier anonyme. Il parle de la faillite des banques françaises ?
RépondreSupprimerDans un autre registre, qu'est-ce que va changer la loi interdisant les CDS, voté cette semaine et applicable dès le 1er décembre ?
Les Faux-monnayeurs
RépondreSupprimerOuvrez bien les yeux... dans nos plus belles cités, il y a déjà le feu
La Grèce a renoncé à son referendum
Et l'Europe va bientôt renoncer à son impossible unité
Formelle et matérielle... en substituant le vrai fiel au faux miel
Et qu'est-ce qu'on nous raconte pour faire amende honorable?
Que ce sont les marchés qui nous font marcher? On le savait déjà !
Que la parole des peuples est hachée? On le craignait déjà !
Que la démocratie est un mensonge éhonté qui a un peu trop duré ?
C'est ce que nous avons toujours refusé de voir, de croire, de savoir...
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/11/les-faux-monnayeurs/
Les obligations souveraines françaises sont sur une très mauvaise pente ?
RépondreSupprimerOn avait ce taux le mardi 18/06/1996 : 6,66% ! Mais la dette était moins forte...
"On avait ce taux le mardi 18/06/1996 : 6,66% !"
RépondreSupprimerEffectivement ! Et on a survécu à l'époque. Cette histoire de dette est pleine de contradictions, pour peu qu'on soit objectif.
Certes, mais la dette était moindre. Aujourd'hui, elle est tellement énorme qu'une augmentation des taux d'intérêts ne fait que l'alourdir de manière considérable, pour ne pas dire de manière inconsidérée...
RépondreSupprimerLes médias ont parlé massivement de la situation en Grèce à partir de fin 2009. Nous sommes fin 2011 et la Grèce est sur le point de tomber. Il aura fallu deux ans. Combien de temps l'Espagne et l'Italie vont-elles tenir ? Et la France ? Et, en fin de parcours, l'Allemagne qui est le dernier domino du jeu ? Si ça continue ainsi, tout devrait se terminer dans quatre ou cinq ans. Conclusion, nous avons tous intérêt d'ici à avoir assurer nos arrières : être propriétaire et non locataire, avoir un peu d'or et si possible d'autres bien immobiliers rapportant de quoi vivre. Et, rêvons un peu, créer une banque de citoyens, qui sert nos intérêts et non ceux des ronds-de-cuir gavés de bonus.
RépondreSupprimerNe pas comparer des choux et des carottes dans les comparaisons des situations des PIIGS avant l'EURO , puis pendant l'EURO : la différence est énorme !...
RépondreSupprimerTous ces pays tournaient à la planche à billet de leur monnaie nationnale pour résoudre tous leur problèmes d'endettements !
Cette étant appliqué depuis des années, c'est pour cela que leur monnaie la drachme, la lire, la pesetas, l'escudo, voir le franc ..) ne valaient plus rien au moment de leur entrée dans l'euro : ils gommaient tous leur problèmes de gestion, de defaut de structures, d'endettements avec la planche à billet de leur monnaie nationnales.
D'où l'absurdité de comparer certaines situations d'endettement ou de taux des pays latins des années 80 / 90 avec celles actuelle de la monnaie commune euro....
6,66% c'était un taux vraiment diabolique alors c'est mieux de l'oublier
RépondreSupprimerAvec la crise, l'envie d'Europe des Français s'effondre.
RépondreSupprimerSondage exclusif Atlantico / IFOP. En deux mois, le désir des Français d'aller vers davantage d'intégration européenne est passé de 51 % à 43 %. Une chute de 8 % qui exprime le décalage entre le discours des principaux dirigeants européens et ce que pensent les citoyens de l'avenir de la construction européenne.
Atlantico : Votre étude montre qu'en septembre, 51 % des Français que vous aviez interrogés étaient "favorables à une intégration européenne renforcée avec une politique économique et budgétaire unique". Ils ne sont désormais que 43 %. Comment expliquez-vous ce fort recul de 8 % en seulement deux mois ?
Jérôme Fourquet (IFOP) : Nous n’étions pas habitués à des oscillations aussi fortes sur des périodes aussi courtes. La raison est d’abord contextuelle, la zone euro est complètement déstabilisée, la pression est très forte. Les annonces de sommet européen, les démissions de plusieurs dirigeants européens ou la méfiance des marchés financiers à l’égard des États contribuent chaque jour à prolonger cet état de fait.
L’intégration européenne correspond à l’idée d’avoir des politiques économiques qui soient davantage coordonnées, avec une convergence des taux d’imposition, une lutte contre la dette et le déficit en instaurant une règle d’or commune, etc. La grande majorité des dirigeants européens y sont favorables pour sortir de la crise de l’Euro. Mais les Français interrogés semblent ne pas partager leurs vues.
57 % des personnes interrogées souhaitent moins d’intégration européenne et plus de politiques économiques propres à chaque Etat. Cette majorité assez nette tend à montrer que le peuple ne se retrouve pas dans les propos et les thèses défendues par nos dirigeants. Pour eux, l’Etat nation est la solution. Ils ne veulent plus être dépendants de ce qui peut se passer en Grèce ou en Italie. Certains remettent même en cause la monnaie commune. Il existe bien sûr des positions intermédiaires : beaucoup, sans dire qu’ils veulent revenir au Franc, condamnent les excès d’une trop forte intégration européenne.
Atlantico : 68 % des femmes se disent favorables à moins d'intégration européenne, contre seulement 45 % des hommes. Comment expliquer un tel écart ?
Jérôme Fourquet : Il existe une marge énorme entre les hommes et les femmes. Sans doute parce que les femmes sont plus ancrées dans les difficultés de la vie quotidienne, plus sensibles aux questions de pouvoir d’achat. Elles sont donc beaucoup plus réfractaires à une accélération de la construction européenne.
Atlantico : Les "jeunes" semblent également souhaiter moins d'intégration européenne que les "vieux"...
Jérôme Fourquet : Tout à fait. C’est d’ailleurs le même clivage que nous avions observé dans notre étude commune précédente sur la question du retour au Franc. On constate que dans l’histoire de la construction européenne, par exemple au moment de Maastricht, le clivage générationnel fonctionne. Mais à l'époque de Maastricht, les jeunes générations étaient l’âme marchande de la construction européenne, elles étaient tournées vers l’avenir et croyaient davantage au « rêve européen ». Les tranches d’âge plus âgées étaient d’avantage attachées au concept traditionnel d’Etat nation. Aujourd'hui, c'est l'inverse.
Je pense que l’on explique cela plus par une réaction à la crise que par une réaction en rapport à l’Europe. Ce sont les catégories les plus fragilisées qui sont le plus favorables à un retour en arrière en matière d’intégration économique. Les catégories les plus favorisées, et qui votent davantage à droite, restent sur la ligne des dirigeants européens en poussant vers plus d’intégration.
http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-integration-europeenne-envie-europe-francais-effondre-sondage-exclusif-ifop-pour-atlantico-226889.html
Et l'immobilier en France ? Comment les spécialistes voient ça? Faut-il vendre ou garder ( mis à part la résidence principale, bien-sûr..)
RépondreSupprimerVaut-il mieux, pour les 5 ou 10 années à venir de l'or bien planqué ou un beau studio à Paris ?
Même question pour les 20 années à venir...
Qu'en pensent les spécialistes de ce blog ?
Pour ma part, j'ai recemment liquide mon stock d'or pour investir dans l'immobilier. J'ai tendance a penser que la pierre reste et restera le meilleur placement. Il ne m'a pas fallu longtemps pour trouver des locataires aux deux logements que j'ai acquis.
RépondreSupprimerL'Allemagne, le début de la fin ?
RépondreSupprimerC4News : L'économie allemande est certes en meilleure posture que celles de l'Espagne ou de la France, mais, désormais, les marchés asiatiques (Japon et autres) boudent sa dette souveraine. Voici quelques jours encore, les banques se défaussaient des dettes grecque, italienne, française et espagnole. Et transféraient leurs retraits vers des achats de la dette allemande, estimée plus sûre. La tendance est à présent au retrait sur toute l'Eurozone, la monnaie suédoise résistant mieux. Même la banque centrale chinoise semble se délester prudemment…
Selon Andrew Roberts, de la Royal Bank of Scotland, dont les propos sont rapportés par The Telegraph, les investisseurs japonais et extrême-orientaux « fuient l'Eurozone ».
En clair, soient ils boudent l'ensemble des emprunts d'État des pays de l'Eurozone, soit ils se délestent, y compris des obligations de l'État fédéral allemand.
Comme l'a relevé le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, actuel président de l'Eurogroupe (la réunion mensuelle des ministres des finances de l'UE), l'Allemagne, avec une dette égale à 82 % de son PIB, est plus endettée que l'Espagne.
Les « Bunds » (obligations allemandes) sont boudées et les bons du Trésor étasunien recherchés en tant que valeurs refuges.
Les dettes allemandes sont pour le moment surtout soutenues par les marchés du Moyen-Orient.
Le problème c'est que l'Allemagne exporte surtout à ses voisins qui pourraient s'enfoncer dans la récession.
La recapitalisation des banques allemandes s'impose d'urgence, estiment à présent les prévisionnistes.
Par ailleurs, contraintes de consolider leurs fonds propres, les banques européennes restreignent le crédit aux entreprises européennes et haussent leurs taux. La Chine connaît une crise immobilière, avec un éclatement de la « bulle ».
Les Américains, via Goldman/Sachs, s'apprêtent-ils à nous jouer "Wall Street 3" ?
De toute façon, on connait déjà la date du prochain jeudi noir : tout sera terminé jeudi 24.
RépondreSupprimer1/ parce que les états-uniens doivent trouver pour le jeudi 24 plus de 2300 milliards correspondant au plafond de leur dette récemment relevé. En effet, ils l'ont relevée cet été, mais le nouveau plafond fixé est déjà atteint.
2/ avec les élections en espagne, on a maintenant 100% des pays endettés dirigés par le fmi, Goldman sachs ou des assimilés banquiers (les fameux merkozy et rajoy).
La voie est donc ouverte à un recentrage sur les fonctions régaliennes de façon subite et coordonnée pour sauver l'euro.
donc... jeudi 24, les states vont émettre des bons pour 2300 milliards qui trouveront preneur sans difficulté puisque tout le monde va se réfugier dessus.
De plus, les bons européens déjà pas en odeur de sainteté, seront en plus concurrencés.
Dans la semaine qui vient, il y a aura donc un transfert massif de capital ce jeudi 24 vers les bons du trésor états-unien au détriement des bons européens.
Le délestage massif des bons allemands devrait démarrer dès lundi.
Les taux vont bondir au dessus de 7%, y compris pour le bund.
Et chez nous, ils seront bien obligé d'avouer la vérité.
Hélas.
L'Allemagne piègée dans la Zone Euro : A Voir ....
RépondreSupprimerL'Axe fondamentale des raisons de l'arrimage définitif de l'Allemagne à la zone euro pour le meilleur et ... surtout le pire , serait basé sur
l' immense dépendance de son commerce extérieur
vis-à-vis du reste de la zone euro.
Mais quelle Zone Euro ?
Les chiffres de répartitions de la structure des exportations sont rarement diffusés mais ils existent ....
Une reconstitution d'Une Zone Mark entrainerait théoriquement ( c'est pas prouvé même avec une monnaie forte avec
une structure d'exportation ( haut de gamme / exclusivité de production )) la perte des marché des PIIGS / pays latins , dont le total est :
Italie : 6,7 %
France : 9,7 %
Espagne : 4,7 %
TOTAL : 21,1 %
Ce qui veut dire que près de 80% des exportations allemandes sont orientées soit
hors Zone Euro UE+Monde, soit en Zone Euro ( pays-bas, autriche, finlande )mais dans des pays susceptibles de se regrouper avec l'allemagne ....
"Susceptibles", l'adjectif est bien choisi car rien n'est moins sûr... Pour en venir aux Etats-Unis qui, il y a peu, exhortaient les dirigeants européens à s'entendre et à trouver une solution à la crise de la dette, il semble que l'herbe ne soit pas plus verte chez eux et que Démocrates et Républicains passent plus de temps à se mettre des bâtons dans les roues qu'à chercher
RépondreSupprimerune issue à leur propre dette. Moralité : avant de critiquer les autres, il faut s'assurer que ça se passe mieux chez soi.
Le Parisien :
Etats-Unis: sombres perspectives pour un accord de la onzième heure sur la dette
La "super-commission" du Congrès américain chargée de s'attaquer à la dette semblait dimanche se diriger tout droit vers un échec, à trois jours de la date-butoir au-delà de laquelle se déclenchera, faute d'accord, un mécanisme de coupes automatiques dans les dépenses.
Chargée de dénicher 1.200 milliards d'économies, cette commission mixte, composée de 12 élus républicains et démocrates, a été créée en août dans le sillage de l'accord adopté in extremis au Congrès sur le relèvement du plafond de la dette et de la perte du "AAA" attribué aux Etats-Unis par l'agence Standard & Poor's.
Mais trois mois après sa création, la commission est dans l'impasse, en raison des positions inconciliables entre élus démocrates et républicains. Les premiers réclament des hausses d'impôts, les seconds ne veulent pas en entendre parler.
La sénatrice démocrate Patty Murray, co-présidente de la commission, a reconnu dimanche sur la chaîne CNN que ce sujet faisait l'objet d'une "profonde division".
"Tout le monde doit faire un effort en ces temps difficiles pour notre pays", a-t-elle dit.
"Les Américains les plus riches, ceux qui gagnent plus d'un million de dollars par an, doivent participer. Mais c'est une ligne que les républicains ne sont pas prêts à franchir", a-t-elle ajouté, refusant toutefois de baisser les bras.
"Personne ne veut perdre espoir", a renchéri Jeb Hensarling, leader républicain de la commission. "Mais il y a un moment où la réalité commence à prendre le pas sur l'espoir".
Pessimiste, le Washington Post rapportait ce week-end que la commission pourrait annoncer son "échec" dès lundi.
Pis: les débats au sein de la commission se concentreraient désormais sur la manière d'annoncer cet échec et une conférence de presse pourrait être organisée lundi, a indiqué CNN, citant des sources parlementaires.
La super-commission a jusqu'à mercredi minuit pour adresser ses recommandations, et les mesures proposées devront -- nouvel écueil -- ensuite passer le cap de la Chambre des représentants et du Sénat d'ici fin décembre.
Faute d'accord, la loi prévoit la mise en oeuvre automatique, à partir de 2013, de réductions des dépenses à hauteur de 1.200 milliards de dollars sur dix ans, réparties à part égale entre les dépenses de défense et le reste des dépenses.
Anticipant les conséquences qu'auraient pour la crédibilité de l'économie américaine un tel blocage, en pleine crise de la dette européenne, l'administration Obama a incité les parlementaires à faire fi des clivages.
Le Congrès doit "faire son travail", a dit vendredi la Maison dans un énième appel aux élus.
"C'est en refusant de prendre ses responsabilités et en repoussant au lendemain ce qui devait être fait immédiatement que Washington s'est retrouvé dans ce problème de déficit", a dénoncé une porte-parole de la présidence américaine, Amy Brundage.
"Des coupes de cette magnitude seraient dévastatrices", a prévenu pour sa part le secrétaire à la Défense Léon Panetta.
Conclusion, la gouvernance politique pose autant de problèmes en Europe qu'aux Etats-Unis.
La zone euro au bord de la dislocation.
RépondreSupprimerhttp://www.lepoint.fr/economie/la-zone-euro-au-bord-de-la-dislocation-18-11-2011-1397815_28.php
Tout comme la zone Etats-Unis.
RépondreSupprimerDonc, si je comprends bien et pour revenir à nos petites personnes : " ruée vers l'or !"
RépondreSupprimerL'immobilier en France pour les prochaines années ? Sincèrement, je ne vois pas comment ça n'irait pas à la baisse + sur-taxes + emmerdements épouvantables. Regardez la loi de 48... pensez-vous que les mentalités françaises puissent changer dans l'adversité ???
Ce jours nous sommes richissimes. L'emprunt a enrichi des tapées de gens qui ne vont plus pouvoir compter sur leur petit virement mensuel... je ne veux pas être désagréable, mais imaginez...
Ce qui est très inquiétant, c'est que cette crise, devenue la une de tous les journaux, qu'ils soient de papier ou virtuels, ne cesse de s'aggraver. Quand nous aurons touché le fond du fond, plus rien n'aura de valeur. Nos lingots ne nous seront plus utiles puisque l'anarchie et le chaos régneront sur le monde tel que nous le connaissons. Le problème de nos économies est vraiment secondaire à présent. Le pire nous attend.
RépondreSupprimerLundi 21 novembre 2011 :
RépondreSupprimerAllemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.
L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d'Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la dette.
Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l'émission d'euro-obligations, en estimant qu'il ne s'agissait pas d'un remède miracle.
France : la Bourse de Paris s'enfonce de 3,41 %.
La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de la dette.
Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.
La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d'élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places européennes face à la crise de la dette.
Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.
Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.
La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.
Contagion, dislocation, domino, faillite, taux, bourse, agences de notation, marchés... les nouvelles appellations de la peur. Ceci dit, un petit tour d'horizon des différents sites parlant de la crise de la dette permet de se rendre compte que très peu d'internautes postent de messages (parmi eux se trouve d'ailleurs BA, un peu partout). Les gens ne sont-ils pas conscients du problème ? Ne s'y intéressent-ils pas autant que les agitateurs et les médias le souhaiteraient - médias qui ne semblent ne plus rien avoir à se mettre sous la dent que ça ?
RépondreSupprimerIls ont bien d'autres chats à fouetter : comment finir le mois ? Comment faire des achats de noel sans trop se ruiner ?
RépondreSupprimerPour la bourse, c'est tout simplement que le krach est en cours. Sous forme larvée.
Les points de non-retour sont déjà franchis.
Des licenciements en masse en france sont annoncés dans tous les secteurs ces derniers jours. (banque, automobile, nucléaire...)
les prophéties des agences ont entrainé des actions des entreprises. ces actions vont elles-mêmes aggraver les problèmes :
avec ces chômeurs à venir, moins de cotisants et plus d'indemnisés ==> nous serons à nouveau dégradés car les comptes se déséquilibrent encore.
et pendant ce temps les prix de la nourriture s'envolent autant que l'euro baisse, ce qui érode dangereusement le pouvoir d'achat. et donc la consommation, ultime moteur qui nous tient à flot.
C'est le lent début d'une chute sans fin.
Peu à peu, de plus en plus de gens vont manquer de tout. Et les échanges de type non-civilisé vont augmenter : des coups de bâton contre un sac à main. (comprenez, la violence va augmenter)
Ce sera comme un col au tour de france : les gens vont être sélectionnés (éliminés) par le bas.
Nos politiques freinent des 4 fers car ils sont obligés de faire en sorte que cela se passe en douceur. Sinon, on sait ce qui sortira des urnes en mai prochain. (des extrêmes)
Cela ne changerait peut-être pas grand chose mais je vous signale qu'en France, on a pas encore commencé à baisser la dépense publique! Et que les syndicats nous la jouent toujours et encore " lutte des classes"...
RépondreSupprimerOn comprend que l'Allemagne ne veuille pas se faire ruiner par un tel pays.
M'enfin, moi qui suis française, ça fait déjà un moment que mon porte monnaie s'est barré et que je laisse, avec regret, ce pays qui aurait pu avoir tout pour lui, s'enfoncer dans sa propre boue.
Désolant!
juste au dessus, tu dis : Et que les syndicats nous la jouent toujours et encore " lutte des classes"...
RépondreSupprimerOn comprend que l'Allemagne ne veuille pas se faire ruiner par un tel pays.
Pas sûr du tout que les syndicats soient responsable de ça.
C'est quand même les politiques qui sont aux manettes et qui se servent honteusement dans les caisses vides et qui arrosent de façon clientéliste pour se faire réélire.
Les allemands sont dans la merde autant que les autres piigs. Ils en ont autant, voir plus, que les autres piigs en hors-bilan. ça va finir par se savoir.
Déjà il se murmure que comparativement, l'espagne est moins endettée que l'allemagne. donc ça veut tout dire.
Sinon, t'as déménagé où ? En suisse, au Canada ?
Ou t'as juste changé de banque ?
We are living in a sinking submarine !
sinking submarine.
sinking submarine.
Les syndicats font partie de cette clientèle largement arrosée par la classe politique, notamment depuis 1981. Combien nous a coûté le maintien de la "paix sociale" ?... (les 35 h, la retraite à 60 ans etc... beaux jouets que nous n'avons plus les moyens d'entretenir).
RépondreSupprimerMardi 22 novembre 2011 :
RépondreSupprimerLe taux d'emprunt à court terme de l'Espagne s'envole.
Preuve de la défiance persistante des investisseurs, l'Espagne a émis ce mardi 22 novembre pour 2,98 milliards d'euros de dette à court terme à des taux records depuis 10 ans. Une progression qui était attendue alors que Madrid vit depuis une dizaine de jours un fort regain de tension sur les marchés.
Par rapport à la dernière émission comparable, fin octobre 2011, le taux des bons espagnols à 3 mois a doublé, à 5,1 %, contre 2,3 % la fois précédente.
Le taux des bons à 6 mois a également fortement augmenté, à 5,2 %, contre 3,3 % lors de la précédente émission. La demande est restée forte, a précisé la Banque d'Espagne.
Cette adjudication faisait figure de premier test de la confiance des marchés à l'égard du futur gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Après les changements de gouvernement en Grèce et en Italie, la victoire de la droite en Espagne aux élections législatives de dimanche n'a pas apaisé les marchés, qui s'inquiètent de la mise en place du plan de rigueur prévu par la nouvelle majorité.
et de l'autre côté les corporations de métiers (artisans, restaurateurs, médecins...) et les riches rentiers et spéculateurs. chacun a ses clients. Tout le monde les connait.
RépondreSupprimerC'est bien là où les politiques sont coupables.
Ils ne sont qu'au service d'eux-mêmes quelque soient les dettes. Après moi le déluge.
un budget, ça a deux colonnes : dépenses et recettes.
pour sauver le pays la merde, faut jouer sur les deux. y'a plus le choix.
Pour sauver le pays de la merde dans laquelle il est, il faut monter les recettes en baissant les dépenses. Sans se focaliser sur un seul des deux leviers comme le font les imbéciles qui nous gouvernent et les autres imbéciles qui aimeraient gouverner.
Menaces sur les banques américaines
RépondreSupprimerLe régulateur bancaire menace d'intervenir publiquement pour contraindre Bank of America à remettre sa maison en ordre, faute de progrès suffisants dans la feuille de route qui lui a été assignée, affirme le Wall Street Journal. La position dure du régulateur a surpris le conseil d'administration de BofA qui estime avoir suivi ses instructions, ajoute le quotidien économique. Depuis 2009, la deuxième banque américaine doit suivre une feuille de route fixée par le régulateur, suite à l'acquisition controversée de la banque d'affaires Merrill Lynch. Ce document, qui n'a pas été rendu public, identifie plusieurs réformes à mener en termes de gouvernance, de gestion du risque et de liquidité, ajoute le journal des affaires américain.
J'ai l'impression que l'anonyme de 16h20 est victime d'une certaine propagande...
RépondreSupprimerQu'il sache que depuis quatre ans, les :
artisans,restaurateurs, médecins et riches rentiers, sont absolument furieux! Et que dès qu'ils le peuvent, que ce soient, les artisans,restaurateurs, médecins ou riches rentiers, ils se barrent!
les CDS sur les banques repartent à la hausse... après le bank run en Grèce et en Italie, c'est au tour du Portugal : http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/968121-deutsche-bank-profite-de-la-crise
RépondreSupprimerZone euro : les investisseurs internationaux n'ont plus confiance dans six Etats européens.
RépondreSupprimerPour six Etats européens, les taux des obligations à 10 ans sont au-dessus de 5 %.
Belgique : 5,075 %.
Espagne : 6,605 %.
Italie : 6,820 %
Irlande : 8,207 %.
Portugal : 11,277 %.
Grèce : 28,860 %.
Qu'est-ce qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Qui pourra ramener la confiance dans la zone euro ?
Réponse :
http://www.youtube.com/watch?v=W2ZmTMzN5NY
les artisans,restaurateurs, médecins ou riches rentiers, ils se barrent! : tant mieux cela fera ça de moins à rembourser quand on repassera au franc. Ils auront l'air fin avec une monnaie qui na plus cours coincés à Singapour ou à Honk-Hong. Ils verront que le monde libéral est pas cool du tout avec les pauvres.
RépondreSupprimerMerci BA pour les infos.
RépondreSupprimerUne autre info qui semble passée inaperçue en raison de la dégradation de l'espagne, et de la menace qui se fait insistante pour la france : la Hongrie a demandé l'aide de l'UE et du FMI.
ok, c'est petit plan de 20 milliards, mais ça fait un domino de plus.
Pour l'anonyme de 22h56
RépondreSupprimerLes artisans restaurateurs et médecins qui se barrent, le font pour travailler ailleurs. Quant à ceux qui sont coincés en France, ils sont absolument furieux. Et ça n'est certainement pas pour eux que l'on emprunte l'argent.
Quant aux riches rentiers qui vivent sous d'autres cieux, faut-il avoir été stupides pour les avoir chassés.
Ce qui est sûr, c'est que ça n'est pas la politique française des années 87-91 qui les aura gardé.