En mettant sous surveillance négative les notes des quinze pays de la zone euro qui n'ont pas encore été dégradées (tous sauf la Grèce et Chypre), Standard & Poor’s (communiqué) confirme l’avertissement de Moody’s, à savoir que la zone euro dans son entier suscite la défiance des investisseurs. Même l’Allemagne, même le Luxembourg (qui a une dette publique de 20% de son PIB seulement) sont menacés ! Ces 17 pays devront lever en 2012 sur les marchés environ 800 milliards d’euros pour financer leurs dettes publiques, il n’est pas certain qu’ils y parviennent tous. La France est spécialement dans le collimateur, sa note pourrait être abaissée de deux crans, et non pas seulement un, essentiellement à cause de ses banques, dont les actifs sont dégradés et, selon S&P, qui dépendent à 60 % de financements à court terme, ce qui les rend très fragiles. Une mise sous surveillance indique qu’il y a une chance sur deux pour que la note soit effectivement dégradée d’ici trois mois, mais pour la France ce risque est encore plus élevé, son triple A ne passera très probablement pas le printemps. Critiquons les agences de notation, ça ne mange pas de pain, mais elles ne font ici que confirmer la dégradation de la zone euro dans son ensemble, et spécialement de la France (déficit budgétaire supérieur à la moyenne, problèmes de financement de ses banques).
Deux addendums :
- concernant le billet Scoop : la Bundesbank monétise !
- contrairement à ce que disent les médias, les Français peuvent acheter directement des obligations d’Etat, si le cœur vous en dit !
Philippe Herlin
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En attendant, sur le terrain, les investisseurs ont relativise l'annonce de l'agence americaine S and P puisque les bourses europeennes sont a l'equilibre. Rien ne se passe jamais comme prevu. Viendra le moment ou la crise de la dette sera banalisee (comme tout le reste), ou les (mauvaises) notes n'auront plus aucun effet sur les etats et les marches. Trop de peur finit par tuer la peur.
RépondreSupprimerJe ne dis pas que le mal est dû aux agences de notation, mais convenez tout de même que le timing de TOUTES leurs annonce (et accident techniques...sic) est troublant. Il y a une volonté de faire détourner le regard des Etats Unis...Et que dire des Anglais qui annoncent partout la fin de la zone Euro...avec le sourire... Bref la situation est ce qu'elle est par la faute des états qui ont fait de la croissance par de la dette mais aujourd'hui il y a également des financiers qui compte faire de l'argent avec de la spéculation sur la dite dette... Et je suis tout a fait d'accord avec la conclusion du précédent Anonyme. Trop de peur tue la peur et j'espère que la Manivelle ira mettre aux tapis ces spéculateurs (et que les états n'iront pas les sauver de la faillite...ce serait le comble...)
RépondreSupprimerLa strategie americano-anglaise est tellement evidente et grossiere qu'on finit par ne plus la voir. Mais les Americains et les Anglais ont eux aussi de BIG problems qui les rattraperont tôt ou tard et qu'il leur faudra resoudre. Quand je pense qu'enfant et ado je vouais une totale admiration aux USA. Rien n'est tout blanc ni tout noir (comme on le repete a l'envi sur ce blog).
RépondreSupprimerTout à fait d'accord avec les anonymes précédents, surtout concernant le timing des agences de notation et l'utilisation de la peur. Les spéculateurs doivent s'attendre à un retour de bâton. C'est juste une question de temps.
RépondreSupprimerExactement... Je pense de plus en plus que le truc recherché c'est de ne pas être le premier état à faire un défaut partiel...
RépondreSupprimerSi la zone euro fait des défauts en série alors US et GB seront également OUT...L'inverse vaut également... En revanche l'ordre dans lequel cela se passerait changerait la perception et probablement la donne future des nouvelles dettes renégociées...
Mardi 6 décembre 2011 :
RépondreSupprimerL'agence de notation Standard & Poor's a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous surveillance les principaux pays de l'Union monétaire.
La décision de S&P concernant le FESF interviendra dans les trois mois "et si possible avant", indique l'agence de notation, qui entend d'abord finir son évaluation des pays apportant leurs garanties au FESF.
Le FESF est un instrument financier qui lève de l'argent sur les marchés avec une garantie apportée par les Etats de la zone euro, proportionnellement à leur participation dans le capital de la Banque centrale européenne (BCE).
Il bénéficie actuellement d'une note triple A qui lui permet théoriquement d'emprunter à des taux avantageux sur les marchés. L'argent qu'il lève est ensuite reversé à des pays en difficulté (Portugal, Irlande) à des taux moindres que ceux qu'ils devraient payer sur les marchés.
Mais le FESF a été récemment rattrapé par la crise de la dette et a dû payer des taux d'intérêt élevés lors de sa dernière émission de dette en novembre.
Il avait alors réussi à lever trois milliards d'euros d'obligations à dix ans, mais les acheteurs ne s'étaient pas bousculés, et les taux étaient ressortis en nette hausse par rapport à ses précédentes émissions.
http://www.boursorama.com/actualites/standard-and-poor-s-place-sous-surveillance-negative-le-fonds-de-secours-europeen-1873d1d1f8a2fd5c31c7d2eff741ac92
Voilà CQFD...S'ils peuvent taper l'un des levier de la détente des taux ils ne s'en privent pas...
RépondreSupprimerEn attendant, pour sauver l'Euro, Sarkozy, Merkel et Bruxelles imposent une dictature qui ne veut pas dire son nom. En ceci, le combat de nos aïeux est réduit à néant, avec la mise en place d'un véritable régime orweillien.....
RépondreSupprimerStandard and Poor's, c'est du made in America. C'est quand meme incroyable qu'a part quelques personnes lucides qui postent sur ce blog, les autres prennent tout ce que dit cette agence de notation - une appellation qui aurait eu sa place dans un roman de Philip K.Dick - pour argent comptant. Les avis de ces agences - et de S and P en particulier - sont hyper tendancieux et visent a preserver la grande et belle Amerique. Protection illusoire, qui n'empechera pas la chute des USA.
RépondreSupprimerCe que vous dites est tout à fait vrai. Mais il faut aussi avouer que la situation en Europe n'est guère terrible....
RépondreSupprimerVoici ce qui est envisagé depuis le début et qui va se mettre en place puisque nos politiques collabos ne réagissent pas, un bel euroland fascistoïde avec une mafia de technocrates en haut qui s'en mettra pleins les poches et les autres, les peuples qui pourront crever.
RépondreSupprimerhttp://www.romandie.com/news/n/_Zone_euro_Van_Rompuy_et_Barroso_pronent_deux_options_pour_changer_le_traite061220112012.asp
La theorie du complot galope... Les mechantes agences... La mechante GB... Les mechants USA... Ils ne veulent plus de notre bonne dette assaisonnee sauce 35 h... Font vraiment les difficiles... Allez, Francois va bientot tout regler et leur faire financer notre-beau-modele-social-que-tout-le-monde-nous-envie...
RépondreSupprimerVous devriez reflechir a deux fois avant de vilipender le modèle democratique, aussi imparfait soit-il. En France, en regle generale, nous sommes plutot bien lotis. Mais peut-etre prefereriez-vous vivre sous une dictature ?
RépondreSupprimerNous sommes bien lotis en travaillant 35 heures et ayant la retraite à 62 ans alors que les autres s'aprètent à travailler jusqu'à 67, à donner à tous les immigrés qui viennent dans ce pays, des papiers, le rsa, des allocations familiales, des allocations logements, etc, etc,... C'est sûr nous sommes bien lotis, et c'est facile de faire tout cela en empruntant et en augmentant toujours cette dette ! Mais le jour arrive ou l'on nous présente l'addition et ou il faut payer : et bien sûr ces biens pensants nous disent que c'est la faute des agences de notation , des usa, des martiens , mais ce n'est jamais la leur : Les français le réveil sera dûr, trés dûr , et vous (nous) l'aurez bien mérité !!!
RépondreSupprimerParlez pour vous, cher ami. En tant que citoyen respectant les regles, travaillant 60 heures par semaine et payant ses impots, je ne crois pas meriter ce que vous et quelques autres souhaitez pour ce pays. C'est typiquement francais de raler et de se plaindre de tout. Allez faire un tour en Birmanie ou en Somalie - pour ne citer que ces pays -, vous comprendrez que vous n'etes pas si mal ici.
RépondreSupprimerMardi 6 décembre 2011 :
RépondreSupprimerStandard and Poor's place sous surveillance négative le fonds de secours européen.
L'agence de notation Standard & Poor's a annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), conséquence de sa décision de placer sous surveillance les principaux pays de l'Union monétaire.
Autrement dit :
Pour sauver les Etats européens surendettés, l'Union Européenne avait construit un machin vide, le FESF.
Comme ce machin vide n'avait pas d'argent, il était obligé d'emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, avec cet argent, il prêtait des milliards d'euros aux Etats européens surendettés.
Problème : la situation en zone euro est de plus en plus catastrophique, donc les agences de notation vont dégrader le machin vide.
Donc, le machin vide va être obligé d'emprunter sur les marchés internationaux à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.
Donc, le machin vide va prêter aux Etats européens surendettés à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.
Conclusion : l'Union Européenne va créer un nouveau machin vide, le MES.
Certains croient qu'il s'agit de crier au complot...Or il ne s'agit pas de cela...Je ne saurai que trop vous conseiller le bulletin trimestriel d' Henri REGNAULT. Inutile de le paraphraser maladroitement...Je crois qu'il explique parfaitement la situation US et le cul entre deux chaises de la GB... Accessoirement son analyse de la crise et des solutions me semble excellente.
RépondreSupprimerBA le retour ! :) Impatience, impatience...
RépondreSupprimerEn complément au commentaire de l'Anonyme de 13H45, le mot "complot" n'a pas été évoqué par les personnes parlant des USA et de l'Angleterre, mais le grand public a maintenant accès à des informations concernant la finance auxquelles il n'avait pas accès avant cette crise auto-réalisée (pour reprendre une expression à la mode). Du coup, nous savons maintenant comment les pays s'attaquent les uns les autres. Leur modus operandi : les rumeurs, les spéculations. Leur champ de bataille : les marchés. Leurs alliés : les médias (qui ADORENT "foutre le bordel", c'est leur gagne-pain). Ce qui est certain, c'est que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne vont pas bien et ont tout intérêt à détourner l'attention de leur opinion publique. Leur cible actuelle : l'Europe, et la France en particulier. Ils ne semblent pas comprendre que, théorie des dominos oblige, ils tomberont ensuite, après les états européens. L'interdépendance économique est une réalité incontournable aujourd'hui.
C'est ce que je disais l'autre fois... tout le monde sera dégradé. y'aura plus aucun AAA.
RépondreSupprimeret les marchés prêteront quand même et pas si cher que ça.
que vous soyez aaa ou aa ou a, si y'a que 2 pays mieux classés que vous, vous serez de toute façon le 3ème meilleur emprunteur. Donc le deux premiers placeront leur dette et le 3ème la placera aussi. Cela va juste niveler les choses.
ainsi, les mieux classés pourront même réaliser des enchères inversées sur le cours de leur dette. Car quand la nouvelle hiérarchie des pays sera mieux connue après moult bouleversements, elle n'en sera que plus fermement établie.
Et si les spéculateurs vont spéculer ailleurs, on va se marrer avec des bulles sur l'or papier et l'or mine.
Ils sont même en train de créer des papiers sur les denrée alimentaires (café-papier, blé-papier...)
Mercredi 7 décembre 2011 :
RépondreSupprimerZone euro : Sarkozy n'exclut pas un risque d'explosion.
17h25.
Sarkozy : «Le risque d'explosion est prégnant tant que l'accord avec Merkel n'est pas effectif».
Devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy a déclaré que «l'Europe n'est pas sortie de la crise. Le risque d'explosion est prégnant tant que les décisions prises avec Angela Merkel ne sont pas effectives», rapporte un des participants.
«L'Europe a besoin de refinancer sa dette et les prêteurs n'ont plus confiance», a-t-il ajouté. «Pour la retrouver, il n'y a qu'une seule stratégie : l'alliance entre la France et l'Allemagne. Il n'y a pas d'autres alternatives». Le chef de l'Etat a aussi estimé que la souveraineté «ne s'exerce pas seul, mais avec les alliés, les amis, les voisins». Il a également déclaré : «On ne peut pas continuer à être le marché le plus ouvert au monde et accepter les produits des pays qui ne respectent aucune règle. Pour cela, il faut refonder les traités».
http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-zone-euro-sarkozy-n-exclut-pas-un-risque-d-explosion-07-12-2011-1756811.php?google_editors_picks=true
Tout a fait d'accord avec vous au sujet des sacro-saintes notes des sacro-saintes agences, ca va changer quelques donnees mais ca n'empechera pas les affaires de se faire et le systeme de tourner. Or papier, or mine, or tout court,cafe et ble papier... Cette crise, comme toute crise, voit l'apparition de nouveaux business. La speculation et la manipulation battent leur plein.
RépondreSupprimerLa médiatique et de plus en plus controversée S and P vient de placer la note triple AAA de l'UE sous surveillance négative... la veille du sommet européen ! Comme par hasard. La manoeuvre est plus que grossière. Après, il y en a qui doutent de la véracité des tentatives de déstabilisation de l'UE. Et je n'ai pas employé le mot "complot". Tout cela est grotesque et finira par lasser tout le monde.
RépondreSupprimerLisez « Le jour ou la France a fait faillite» de Philippe Jaffre. Tout ce que nous vivons aujourd'hui etait ecrit dand cette realite-fiction ecrite en 2006. C'est criant de verite. Si vous voulez savoir comment cette crise va finir, lisez le (un indice : ca finit mal...)
RépondreSupprimerPhilippe Jaffre... Un prophète de plus ? Ils sont légion ces temps-ci ceux qui prétendent de quoi l'avenir sera fait.
RépondreSupprimerMême les agences de notation chinoises complotent contre notre très cher et décadent pays....
RépondreSupprimerUne agence chinoise dégrade la France
'agence de notation chinoise Dagong a annoncé qu'elle abaissait la note de la dette souveraine de la France de "AA-" à "A+", en raison de la faiblesse de la croissance et d'un endettement public de plus en plus élevé.
"En raison de problèmes structurels sur le plan intérieur, l'économie française fait preuve d'une moindre vitalité et sa compétitivité internationale continue à se dégrader. A moyen terme, la croissance restera faible", estime l'agence de notation chinoise, qui clame son indépendance vis-à-vis du gouvernement. Dagong se démarque aussi des grandes agences de notation internationales, telle l'américaine Standard & Poor's, qui a menacé la France de voir sa note "AAA" être abaissée de "deux crans".
La compétitivité déclinante de la France est illustrée par la réduction de sa part dans les exportations mondiales, y compris dans les hautes technologies, "l'augmentation progressive de son déficit des comptes courants, une croissance économique lente et un niveau élevé du chômage", selon Dagong.
Trois raisons invoquées
L'agence chinoise voit trois raisons à ce déclin: "les salaires augmentent plus vite que la productivité", "des impôts élevés et des avantages sociaux nombreux réduisent les performances du marché du travail", et "le vieillissement manifeste de la population restreint le potentiel de croissance économique". Sur le plan budgétaire, "les mesures d'austérité existantes ne permettront pas d'atteindre l'objectif" d'un retour à l'équilibre des finances publiques en 2016, estime Dagong.
Mais, "si des mesures d'austérité additionnelles sont prises, la croissance intérieure sera encore plus faible, et le risque de grèves et d'agitation sociale de grande ampleur provoquées par le chômage s'aggravera". Dagong relève enfin que "le secteur bancaire français est devenu plus vulnérable" et "qu'avec le ralentissement économique de la zone euro dans son ensemble et de la France en particulier, la qualité des actifs bancaires va souffrir".
Agence de notation créée en 1994 au moment de la restructuration des entreprises d'Etat chinoises, Dagong Global Credit Rating s'est lancée ces dernières années dans l'évaluation des dettes souveraines, estimant que Moody's, Fitch et Standard & Poor's font la part trop belle à des critères comme la privatisation et la libéralisation des marchés au détriment de la capacité d'un pays à créer de la valeur.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/12/08/97002-20111208FILWWW00421-une-agence-chinoise-degrade-la-france.php
La Chine... Chacun y va de son appreciation. Tout cela ne fait que renforcer le ridicule de la situation. Et bientôt, a force d'etre repetitif, tout cela n'interessera plus personne.
RépondreSupprimerla situation est malheureusement beaucoup plus tragique que ridicule... le classement chinois ressemble beaucoup à celui d'une autre agence peu connue, Weiss Ratings, la meilleure à mon avis
RépondreSupprimerhttp://www.moneyandmarkets.com/what%e2%80%99s-your-country%e2%80%99s-true-rating-here%e2%80%99s-the-answer-47836
Les agences de notation, maitresses de ce monde aberrant.
RépondreSupprimerTrès sincèrement, si l'Euro n'est pas mort....
RépondreSupprimer"Des banques nationales prépareraient l'après-euro
Selon un article du Wall Street Journal, la banque d'Irlande plancherait sur la possibilité de battre de nouveau sa propre monnaie.
Impensable il y a encore deux mois, des pays européens échafauderaient des plans en cas d'éclatement de la zone euro, croit savoir le Wall Street Journal. Des banques nationales plancheraient notamment sur la possibilité de ressusciter leurs anciennes monnaies nationales, qu'elles n'impriment plus depuis le lancement de l'euro en janvier 2002.
Au moins une des dix-sept banques nationales de la zone euro, la Banque d'Irlande, réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets et relancer ainsi sa propre monnaie, précise le quotidien américain. Et selon certaines rumeurs, la Banque de Grèce frapperait secrètement des drachmes, la monnaie officielle grecque avant l'adoption de l'euro. Un porte parole de la Banque a toutefois démenti ces bruits.
Parallèlement, de nombreuses banques centrales hors de la zone euro prépareraient des mesures défensives en cas de disparition de la monnaie européenne. Notamment, la Banque de Suisse réfléchirait à la possibilité de remplacer la monnaie unique, actuellement utilisée comme monnaie de référence pour le franc suisse, par une autre devise ou un panier de devises. Au Monténégro, dont la monnaie officielle est l'euro bien que le pays n'appartienne pas à la zone euro, des responsables politiques envisagent «un vaste panel de possibilités allant de l'utilisation d'une autre monnaie officielle au lancement de leur propre monnaie». Toutefois, la banque centrale du Monténégro n'est pas autorisée à frapper sa monnaie. De même, la Bosnie ou la Lettonie dont les monnaies sont indexées sur l'euro réfléchiraient également à de possibles devises remplaçantes.
Mais, pour l'heure, les scénarios évoqués par le journal américain restent au conditionnel. L'issue du sommet européen qui se tient ce soir et demain pourrait être décisif pour la survie de l'euro et l'anticipation de nouveaux scénarios pariant sur une fin de la monnaie unique."
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/08/04016-20111208ARTFIG00499-des-banques-nationales-prepareraient-l-apres-euro.php
Crise : Draghi douche les espoirs d'une intervention massive de la BCE.
RépondreSupprimerLe président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d'une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à "faire le maximum".
A l'adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau "pacte budgétaire" en zone euro, pour enrayer l'envol de la dette des Etats.
"La responsabilité ultime d'enrayer la crise appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.
M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d'un "cadre légal crédible", il était "tout aussi important qu'il soit mis en place rapidement", une manière de s'opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.
Le président de la BCE s'est par ailleurs dit "surpris de l'interprétation de ses propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.
Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.
Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu'en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés "parfaitement équipés" pour faire face à la crise de la dette.
Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d'obligations publiques qu'effectue déjà la BCE sont "limités" et "temporaires".
"Les traités interdisent un financement monétaire des Etats", a dit M. Draghi.
Il a aussi balayé la possibilité d'un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : "c'est incompatible avec les traités".
http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f
ah, qu'il est loin maintenant le premier commentaire qui affichait un bel optimisme sur l'équilibre des bourses... qui ont chuté lourdement aujourd'hui !!
RépondreSupprimerPas d'emballement, aussi bien dans l'optimisme que dans le pessimisme : les bourses montent et baissent, baissent et montent.... Mais n'en déplaise à certains qui dressent le tableau le plus noir possible, la zone euro tarde à chuter. J'imagine sans peine votre agacement, pour ne pas dire votre frustration. Il va falloir encore attendre. Et même en cas de chute, votre condition ne s'améliorera pas pour autant, ne rêvez pas. Il y aura toujours des riches, des injustices et des déceptions. Il en est ainsi depuis que le monde est monde, et ce n'est pas près de changer.
RépondreSupprimerIl faut "fumer la moquette" pour rester serein , zen , avec ce que la réalité nous dévoile peu à peu ...
RépondreSupprimerMais personne ne reve... Ce n'est pas parce que nous pronostiquons la chute de l'euro que nous pensons que cette chute va ouvrir une ere de prosperite. Ce sera dur. Cauchemardesque.
RépondreSupprimerSeuls ceux qui s'adapteront, qui sauront relativiser et rester "zen" comme vous dites, survivront à tout ça. Les autres, ceux qui s'angoissent et imaginent le pire, je crains pour leur santé (physique et mentale). Chacun gère ça comme il veut.
RépondreSupprimerPar pitié, ne tombez pas dans le piège des agitateurs, des médias et des pseudo-prophètes qui noircissent le tableau pour faire leur beurre et nous amener à voter pour le FN. Gardez votre capacité de discernement.
RépondreSupprimerPutain mais tout ça c'est un jeu... Un putain de monopoly sur la map monde et tout le monde trouve ça normal!!
RépondreSupprimerL'Euro est sauvé, un accord a été trouvé. Je parie sur une envolée du CAC et de l'Euro aujourd'hui.En attendant, dite adieu à la démocratie, car personne ne consultera le petit peuple, si ignare et idiot, pour prendre une décision.
RépondreSupprimerUn accord a été conclu par 23 pays européens
Les discussions continueront ce vendredi pour un traité à 17, ouvert aux Etats qui n'ont pas l'euro. La Hongrie et le Royaume-Uni resteraient en dehors. La République tchèque et la Suède doivent consulter leur parlement.
De notre envoyée spéciale à Bruxelles.
Ce n'est pas à 27 que les pays européens vont négocier les termes d'un nouveau traité qui installera une discipline budgétaire de fer. La chancelière allemande l'avait laissé sous-entendre en arrivant à Bruxelles hier, les faits lui ont rapidement donné raison. Avant le dîner qui devait ouvrir le sommet Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont enfermés avec David Cameron. «C'était une mise en bouche intéressante», raconte un négociateur, dans un doux euphémisme.
Cette réunion à trois avait pour visée d'éviter le blocage des discussions à 27. Mais voilà, le premier ministre anglais arrivait «avec la main lourde», selon l'expression d'un diplomate européen: il exigeait notamment que figure dans le traité un protocole permettant d'exonérer le Royaume-Uni de certaines réglementations des services financiers. Inacceptable pour Paris et Berlin. Il n'empêche, les 27 dirigeants ont négocié pendant plus de 9 heures. Une interruption de séance agitée vers 3 heures du matin a un instant laissé croire à une légère avancée. Mais très vite, après avoir consulté leurs sherpas, les chefs d'Etat et de gouvernement ont refermé les portes. Et la Grande-Bretagne n'a finalement pas donné son feu vert. «Les discussions ont été plus que vives!», raconte-t-on de l'intérieur. «Nous aurions préféré une réforme des traités à 27. Ce sera finalement un traité intergouvernemental», a indiqué Nicolas Sarkozy à l'issue de la nuit de négociation.
Les discussions se poursuivent ce vendredi
Du coup, les discussions qui vont se poursuivre aujourd'hui concerneront un traité à 17, ouvert aux Etats qui n'utilisent pas la monnaie commune. Selon le chef de l'Etat, seuls la Hongrie et le Royaume-Uni resteraient en dehors. Les parlements tchèque et suédois doivent, de leur côté, être consultés.
Après des débats difficiles, «nous avons adopté la totalité du contenu de la lettre franco-allemande s'agissant du renforcement de la zone euro», s'est félicité le chef de l'Etat. Règle d'or, automaticité des sanctions, gouvernance renforcée par des rendez-vous plus réguliers, exclusion de tout recours à la restructuration de dette privée, harmonisation des politiques économiques... Aucun des points fondamentaux de l'accord élaboré par le président français et la chancelière allemande dans la semaine n'a été écarté. Les négociateurs ont confirmé que le texte devait être prêt en mars.
Le président français a en outre indiqué que «sous dix huit jours», un renforcement à hauteur de 200 milliards d'euros pour le FMI serait étudié et que la BCE serait désormais chargée de gérer le FESF et le futur Mécanisme européen de stabilité (MES).
«Les décisions prises au petit matin nous permettent d'avancer, de conforter l'euro et de trancher le problème juridique», a insisté Nicolas Sarkozy. Mais seront-elles suffisantes pour enrayer la défiance? «J'aimerai penser que cet accord va calmer les marchés... J'aimerai vous dire que je ne ferai plus de conférences de presse en pleine nuit… », a conclu Nicolas Sarkozy.
Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/12/09/04016-20111209ARTFIG00336-un-accord-a-ete-conclu-par-23-pays-europeens.php
Vendredi 9 décembre 2011 :
RépondreSupprimerL’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé d’un cran la note à long terme des banques françaises Crédit Agricole SA, BNP Paribas, et Société Générale, en y attachant une perspective négative, a-t-elle annoncé vendredi dans des communiqués distincts.
Cette décision intervient à l’issue d’un examen approfondi lancé le 15 juin, et prolongé mi-septembre, précise l’agence.
Crédit Agricole SA bénéficie désormais d’une note de solidité financière abaissée d’un cran à « C- », et d’une note de dette à long terme « Aa3 ».
La solidité financière de la Société Générale est rétrogradée de deux crans à « C- », mais sa note long terme ne recule que d’un cran à « A1 ».
La note de ces deux établissements avait déjà été dégradée mi-septembre par Moody’s.
A cette époque, la note de BNP Paribas avait été maintenue mais avec une prolongation de la « mise sous surveillance négative ». Cette fois, la banque n’y échappe pas : sa note de solidité financière perd deux crans à « C », contre « B- » auparavant, et sa note long terme ressort à « Aa3 ».
http://www.romandie.com/news/n/Moody_s_degrade_Credit_Agricole_SA_BNP_Paribas_et_Societe_Generale091220110712.asp
@ anonyme 8 décembre 2011 23:09 : Personnellement, je ne vois pas comment être optimiste lorsque l'on force les peuples européens à sauver une zone monétaire qui ne fonctionne pas. Personnellement, je suis persuadé d'une chose. L'accord conclu aujourd'hui fait le jeu à lui seul de Marine Le Pen. Nul besoin d'accuser les lecteurs ou le rédacteur de ce blog d'être à l'origine de sa montée dans les sondages. De surcroît, le même accord ne résout nullement le problème de fond, à savoir la dette des Etats souverains et le manque de compétitivité de la zone Sud de l'Euro. Enfin, force est-il de constater que ce traité ne fait rien avancer du tout, et ressemble à s'y méprendre au traité de Maastricht qui est pourtant à l'origine du désastre. En conclusion : L'Euro est loin d'être sauvé, malgré ce nouvel accord, et il est peu probable que les marchés le jugent, d'ici un mois ou deux, si ce n'est avant, comme réellement convaincant. Mais comme le dit si bien Charles Gave, quand on est menés par des ânes.....
RépondreSupprimerMoody's qui abaisse la note des banques le lendemain du sommet europeen, comme pour plomber l'ambiance, et il y en a qui croient encore que tout cela n'est pas lie et fait expres. Et je n'ai pas emoploye le mot "complot". A ce niveau, oui, c'est un jeu. Un jeu pas plus elabore qu'un jeu de cour de recreation.
RépondreSupprimerFaites vous votre propre opignon, regardez zeitgest ça vous ouvrira les yeux sur comment fonctionne l economie et en particulier la fameuse monnaie -dette , et pour ce qui ont du mal , voici une petite animation sur ce lien : http://www.mystere-tv.com/reve-americain-la-naissance-des-banques-v2109.html
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