mardi 10 janvier 2012

Taxe Tobin = taxe sur l’épargne

La taxe Tobin, suggérée en 1972 par le Nobel d'économie James Tobin, consiste à taxer les transactions financières internationales afin de décourager la spéculation. Déjà on suppose ici que la spéculation est mauvaise en soi, ce qui procède d’une incapacité complète à comprendre comment fonctionne un marché libre. La spéculation est au contraire tout à fait normale puisque cela consiste à se projeter dans l’avenir en espérant enregistrer un profit. Il n’y a pas de marché sans spéculation ! En finance ou ailleurs (Free « spécule » sur sa réussite en lançant un forfait mobile tout compris à 20 euros).

En outre, cette taxe a déjà été appliquée en Suède dans les années 80, et l’expérience s’est révélée un échec complet. Si la France l’applique seule, cela se traduira par de nouveaux chômeurs (on ne peut pas dénoncer les 35 heures et faire l’équivalent dans le domaine de la finance !). Déjà le gouvernement envisage ne pas l’appliquer sur les bons du Trésor, pour ne pas décourager les investisseurs, l’Etat taxera les actions mais pas ses propres produits financiers, cette duplicité est scandaleuse.

Ceci dit, il faut taper sur les marchés, les hedge funds et les vilains spéculateurs, ça peut rapporter quelques points en période électorale. Mais tout cela n’est qu’un prétexte. Cette taxe devrait rapporter plus de 50 milliards au niveau européen (si elle est mise en œuvre, mais beaucoup de pays y sont opposés, heureusement). Mais d’où croit-on que viendront ces 50 milliards ? Des bénéfices des banques ? Surtout pas, il faut les recapitaliser, n’est-ce pas. Cette taxe sera reportée sur l’utilisateur final, c'est-à-dire l’épargnant. Les hedge funds sont très peu implantés dans la zone euro (ils sont à Londres, Zurich, aux USA), ils ne seront pas concernés. En fait la très médiatique taxe Tobin sert à nous vendre l’impôt européen, voici la raison de tout cela !

Philippe Herlin

40 commentaires:

  1. C'est aussi un bon coup marketing pour essayer de faire croire que l'on lutte contre la "finance internationale et apatride assoiffée de profits"? Et ça, ça plait dans les chaumières....donc ça peut rapporter des voix en cette période pré-électorale.

    RépondreSupprimer
  2. A tous les euroscpetiques de ce blog : la bourse augmente considérablement, l'Euro ne faillira pas, Fitch annonce qu’elle ne dégradera pas la note de la France. Les déficits commerciaux sont moins pires que prévus, la France n'a pas connu une croissance négative au T4 selon la BDF, mais manifestement, ici, les Cassandre sont légions. Quelle déception pour les lecteurs de ce blog que de na pas voir la catastrophe annoncée se produire ! Tout comme celles de Nostasdramus !

    RépondreSupprimer
  3. et oui bien sûr on aimerait bien y croire aux lendemains qui chantent, mais le tsunami de la dette publique nous arrive dessus quand même, et chaque année qui passe aggrave un peu plus les choses en les rendant toujours plus insolubles, puisque les politiques montrent qu'ils n'ont aucune, mais absolument aucune, solution réelle !

    RépondreSupprimer
  4. Pourquoi votre exemple Suédois ne tient pas la route: http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-histoire-de-la-taxe-tobin-107711

    RépondreSupprimer
  5. @10 Janvier 2012 18:00 , qui croit encore au père noel....., voici ce qui est révélé sur l'agence FITCH dans wikipedia :

    Fitch Ratings Ltd. est une agence de notation financière internationale. Ses principaux concurrents sont Standard & Poor's (S&P), Moody's et Dagong.

    "La société a été fondée par John Knowles Fitch le 24 décembre 1913 à New York sous le nom Fitch Publishing Company. Elle a fusionné avec la société IBCA Limited, basée à Londres, en décembre 1997, passant ainsi sous le contrôle du holding français Fimalac dont le principal actionnaire est le français Marc Ladreit de Lacharrière"

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fitch_Ratings

    Fitch est une agence "quasiment Française" , vue sa génétique .... d'où très probablement un très gros problème de crédibilité ... s'engager sur la stabilité d'une notation sur 1 an ... sachant que la vitesse de degradation des finances publiques dans un contexte de récession reconnu par tout le monde va provoquer une perte de controle de ces meme finance ...et que toutes les autres agences procède à des projections de "trajectoire" par fraction de 3 mois ... en dit très long ... sur ce qui a pu se passer entre fimalac et le gouvernement ..... NO COMMENT ...

    RépondreSupprimer
  6. Fitch s'intéresse en ce moment au cas très critique de l'Italie, pas très différente de nous à vrai dire, mais chaque chose en son temps...
    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/euro-eco-l-italie-est-le-pays-qui-pose-le-plus-de-risques-pour-la-zone-euro-465605.html

    RépondreSupprimer
  7. @Anonyme du 10 janvier, 18h : d'accord avec vous. Le retour a la monnaie nationale n'est pas pour demain. J'imagine le nombre de decus ici bas...

    RépondreSupprimer
  8. C'est clair, ceux qui croient en la chute de l'Euro sont au mieux des naïfs, au pire des imbéciles Et ce d'autant plus que cette monnaie a tout de même pour vertu d'être relativement stable. Mais bon, manifestement, ici, ce sont de s financiers de haut vol auxquels nous avons à faire. Ou plutôt de pacotilles...

    RépondreSupprimer
  9. Je suppose que cette intervention de Jacques Sapir ne plaira pas aux deux zozos du dessus.

    http://www.dailymotion.com/video/xniqt4_jacques-sapir-lundi-2-janvier-2012-france-culture-les-matins_news

    RépondreSupprimer
  10. on ne saurait faire démonstration plus claire

    RépondreSupprimer
  11. Ceux qui pensent que l'Italie pose un pb en Europe n'ont pas très bien compris, les fondements des pbs de la dette.
    Le pbs est le niveau des taux. Or qui détient majoritairement la dette Italienne? Les Italiens.
    Il leur suffit donc pour récupérer l'excès éventuel de dette d'augmenter leur fiscalité.
    D'où l'intéret de la taxe Tobin qui taxera en priorité ceux qui vont s'enrichir de l'augmentation de ces taux.
    Par contre pour la france c'est plus compliqué car la dettes est detenue aux 2/3 par l'Etranger.

    RépondreSupprimer
  12. Il y a bien sûr des raisons pour ne pas vouloir d'une taxe Tobin, mais je crois que celles évoquées ici ne sont pas les bonnes.

    Premièrement, remettons les choses à plat : la taxe Tobin n'est pas une taxe "anti-spéculation" mais "anti-micro-transactions".
    Les investissements importants, pour spéculer sur des évolutions à moyens et long terme ne sont que peu influencés par ce type de taxe. Ce sont les micro-transactions, significatifs de la spéculation à l'aveugle sans volonté de soutien d'une idée ou d'un projet qui sont atteint par cela. Votre postulat de base est donc erroné.

    Deuxièmement, sur la conclusion : bien sûr qu'il est probable que l'épargne en prenne un coup d'en l'aile. Surtout qu'une partie des sous utilisés pour la micro-spéculation sus-citée vient de l'épargne !
    Mais est-ce mauvais ? Vous partez du principe que le taux d'épargne doit être haut, que chaque concitoyen doit pouvoir épargner et en tirer une rente, la plus confortable possible. Est-ce un bien ? Rappelons que l'épargne fige les dépenses et la consommation, ce qui a tendance à faire + de mal que de bien dans le système actuel. La baisse du taux d'intérêt ne doit donc pas être considéré comme un argument contre la taxe Tobin.

    Si la Taxe Tobin n'est pas une solution en soit, c'est parce qu'elle est essentiellement électoraliste. C'était une mesure visant à prévenir d'une crise. Maintenant qu'on a le nez dedans, il faut changer le système et non plus vouloir empêcher la crise. Et si on change le système, la Taxe Tobin n'est qu'un minuscule rouage de tout cela (voir inutile si on empêche les micro transactions, si on sépare banques d'affaires et d'épargne ...)

    RépondreSupprimer
  13. L'Urgent en zone euro ce n'est pas la Grèce mais les banques qu'il va falloir à nouveau renflouer, la dette française va en prendre un sacré coup !

    RépondreSupprimer
  14. Taxe Tobin = Taxe, juste une taxe de plus...

    RépondreSupprimer
  15. Moi, personnellement, pour le moment, je préfère laisser mes économies sur un compte courant qui ne rapporte rien dans une banque suisse, mais ceux qui veulent pourront bloquer les leurs à 4,25% pendant 6 ans, en les prêtant au Crédit Foncier.
    Il n'y a que la foi qui sauve.... je ne sais pas si les français vont mordre à l'hameçon, mais sûr que nos chères économies attirent bien des voleurs.

    RépondreSupprimer
  16. Mr Herlin a diablement raison, sarko a juste fait une petite manoeuvre politique qui consiste à prendre le peu d'idées de gauche (tva sociale, taxe tobin ...) pour vider de sa substance le PS.D'ailleurs cela réussi, car hollande est bien en peine de présenter un programme, et je ne parle même pas de vision d'avenir, pas plus que sarko.
    Il faut IMPERATIVEMENT faire des réformes structurelles et sortir du pseudo état providence, mais je vois à certains posts, que la clientèle est nombreuse et pense pouvoir profiter de ses petits avantages.
    Les jupons de la marquise ne suffiront pas à vous protéger, le mur de la dette est infranchissable, soit on paye et il faut couper dans les dépenses, soit on se met en dépôt de bilan, et là plus aucun prêteur pour nous donner des crédits qui nous permettent d'acheter les biens et matières premières qui nous sont nécessaires pour notre quotidien.
    Alors vous répndrez mais nous avons la solution miracle, on taxe les riches, les animaux, et les classes moyennes (la fin du quotient familial) mais avec un taux de prélévement qui frise les 50 % du PIB, plus de sous pour le citoyen pour payer son loyer et bouffer.
    Autre solution, vous me direz, on imprime de l'argent, mais là aussi, mince le prix de l'ipod ou du plein d'essence nécessite une valise en carton (sansonite ça coûte l'équivalent d'un volume de 4m3).
    Les sociaux conservateurs de gauche et de droite pense que l'état va les sauver, mais l'état n'existe pas c'est juste un agrégat de personnes qui prennent de l'argent à d'autres et le dépensent ensuite, l'état ne produit rien et quand il s'y essaye il finit comme à cuba ou en union soviétique avec des usines prisons où des esclaves meurent chque jour.
    Bien cordialement

    RépondreSupprimer
  17. l'anonymede 14h55 a raison sur ça :

    Il faut IMPERATIVEMENT faire des réformes structurelles...


    mais pour la suite, il a tout faux :

    Il faut une réforme structurelles pour se libérer le tutelle des banksters :

    1/en renationalisant la création monétaire.
    On a versé 1350 milliards d'intéret de puis 1973. cela constitue la majorité de la dette publique française. Cela doit cesser. Régime sec et puis c'est tout.

    2/ recréer un glass steagall pour annihiler ce chantage odieux à la faillite (et donc à la disparition des économies des petites gens) qui contraint l'état à s'endetter pour assister ces banquiers incompétents.

    Là on aura avancé

    RépondreSupprimer
  18. Mon bon monsieur les intérêts de la dette ne sont pas la cause mais la conséquence de déficit publiques abyssaux.
    De plus vous oubliez, que l'argent prêter par les gros méchants financiers, ne sont que les agrégats de notre épargne, durement gagnée pendant de nombreuses années.Vous lisez trop les anneries débitées par des sites type lacrise.fr.
    Je ne reprendrai pas mon argumentaire précédent sur les conséquences d'une cessation de paiement.
    2012 sera l'année des élections en france, allemagne et usa, mais 2013 et 2014, la fin des vacances va sonner.

    RépondreSupprimer
  19. "les intérêts de la dette ne sont pas la cause mais la conséquence de déficit publiques abyssaux":
    c'est manifestement faux.
    Pas la place de faire un exposé en 2 mots de post.
    Mais,
    -Concernant les réformes structurelles, la majorité des couts de revient des administrations publiques vient des couts salariaux. Or depuis 2007, l'emploi dans la fonction publique d'Etat a diminué mais la diminution a été absorbé par l'augmentation de ceux des collectivité territoriales. La décentralisation mal organisée (cf théorie De Villepin) a complétement effacé au niveau du bilan global les maigres réformes structurelles
    -Les réserves fractionnaires appliqués par les banques francaises tournent autour de 20, alors qu'au dela de 10 on aboutit à une spirale de l'augmentation de la dette des ménages, des entreprises. Il faut revoir en réalité les principes de la création monétaire à 90% par les crédits bancaires qui produit un endettement généralisé de l'économie. Les fondements de la création monétaire sont mauvais au niveau européen et mondial. D'où les crises de plus en plus rapprochées du système économique. Bale III, n'est qu'un premier incomplet plutot dans la bonne direction.
    A suivre..

    RépondreSupprimer
  20. Je ne suis pas du tout d'accord avec votre Explication mais je me trompe peut-etre car je ne connais pas encore les modalités d'application de cette taxe :
    - speculer = acheter > vendre > acheter > vendre etc... sur un rythme tres rapide voir tres rapide si on parle du parle high frequency trading : si cette taxe s'applique a chaque flux monetaire alors la premiere victime sera la speculation
    - investir = acheter un part d'une entreprise car on fait confiance a ses dirigeants pour une durée plus ou moins longue mais plus de l'ordre du mois ou de l'année.

    La spéculation n'apporte rien a l'economie car les entreprises qui cherchent a se financer ont besoin d'investisseurs fiables et n'ont rien a faire de capitaux qui se logent et sortent de leur capital 100 fois par jour...

    Si vous avez plus d'information sur les modalités je suis interessé.

    RépondreSupprimer
  21. "Concernant les réformes structurelles, la majorité des couts de revient des administrations publiques vient des couts salariaux. "ber75
    Non monsieur ce que vous expliquez n'est qu'une vue de l'esprit, le non remplacement d'1 fonctionnaire sur 2 ne pourra être efficient qu'à la disparition de ce dernier, puisque la charge financière qu'il représente pour le contribuable est transférer sur la retrite par épartition, qui je le rappelle est déficitaire, elle aussi.
    La décentralisation a entraîné une explosion du nombre de fonctionnaires (collectivité territoriales) et donc une charge pour le contribualble, peu importe que vous placiez ce coût sous la collonne administration centrale ou régionale, le résultat est le même.
    N'oublions pas le déversement d'argent que nous n'avions pas pour financer l'électoralisme des uns et des autres (cmu, rmi et empois fictifs...)
    Concernant votre digression sur les réserves fractionnaires relève de l'escroquerie intellectuel, je vous invite à lire Mises, Les réserves fractionnaires vont à l'encontre du droit à la propriété, cela revient de fait à dire qu’il est légal que monsieur trucnuche puisse faire ce qu’il veut avec la propriété de monsieur tutu sans le consentement de ce dernier.
    En gros ce n'est que la fuite en avant.

    RépondreSupprimer
  22. et n'oublions pas la perte prochaine du triple A français, qui sera comme une brèche dans un barage, c'est-à-dire le prélude aux futures catastrophes qui nous attendent

    RépondreSupprimer
  23. Jeudi 12 janvier 2012 :

    Italie :

    Le Trésor italien a réussi jeudi à lever 12 milliards d’euros d’obligations à court terme, soit le maximum prévu, pour sa première émission de l’année.

    Les taux d’intérêt des titres à un an ont chuté lors de cette opération très attendue par les investisseurs à 2,735% contre 5,952% lors de la dernière émission similaire datant du 12 décembre.

    Espagne :

    Le Trésor espagnol a emprunté jeudi 9,986 milliards d’euros, le double de son objectif, profitant de taux d’intérêt en forte baisse pour sa première émission obligataire de l’année, selon les chiffres publiés par la Banque d’Espagne.

    Soutenue par une demande très importante (18,7 milliards), l’Espagne en a profité pour émettre plus d’obligations que prévu à 3, 4 et 5 ans, à des taux plus avantageux que lors des émissions précédentes, s’étalant de 3,384% à 3,912%, contre 4,871% à 4,848% les dernières fois.

    Le Trésor espagnol souhaitait au départ lever 4 à 5 milliards d’euros, mais avait prévenu qu’il s’agissait d’une fourchette indicative, pouvant être modifiée en fonction des conditions du marché.

    Celles-ci ont été très bonnes, sans doute grâce à l’action de la Banque centrale européenne (BCE), qui a réalisé fin décembre une importante injection de liquidités auprès des banques de la zone euro, ces banques commençant peut-être à utiliser cet argent frais sur les marchés.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_profite_du_calme_des_marches_pour_emprunter_2_fois_plus_que_prevu120120121101.asp

    RépondreSupprimer
  24. Une petite question eux economistes qui frequentent
    le blog.
    Si la BCE prete 490 ME aux banques, quel masse monétaire a d'après vous été injecté en Décembre 2011 dans l'économie par le système des réserves fractionnaires?

    RépondreSupprimer
  25. @106479....
    """Rappelons que l'épargne fige les dépenses et la consommation, ce qui a tendance à faire + de mal que de bien dans le système actuel. """

    Mais l'épargne est utilisée par les entreprises pour les investissements ....

    RépondreSupprimer
  26. @ anonyme
    """les intérêts de la dette ne sont pas la cause mais la conséquence de déficit publiques abyssaux."""

    Bien sûr

    En effet, on se demande comment les particuliers et les entreprises qui ont emprunté auprès des banques depuis 1973 ont réussi, eux, à rembourser leurs dettes dans la grande majorité des cas ? Faut-il que nos gouvernants soient sots ou malhonnêtes (ou les deux) pour rater, là où le pékin lambda, lui, réussit.

    Qu’on vienne brandir ces taux d’intérêt que l'État doit payer comme un épouvantail me fait rire à chaque fois, tant il est une preuve que nos gouvernants sont des incompétents…. et que le peuple ne doit surtout pas lui confier la gestion de son économie !

    De plus, la création monétaire est un fait provenant d'opérations comptables entre agents économiques. La création monétaire ne provient pas d'ex nihilo. Elle n'est pas une obligation, elle n'est qu'une conséquence qui indique que la richesse augmente.

    Jamais l'État n'augmente la richesse d'un pays, au contraire. Alors si en plus il pouvait créer de la monnaie comme bon lui semble (en particulier pour faire du social clientélisme et acheter des voix) où serions-nous aujourd'hui ?

    RépondreSupprimer
  27. @ber075 : pour le moment les milliards que la BCE a prêté aux banques selon le système des réserves fractionnaires en acceptant au passage de comptabiliser des actifs pourris, sont revenus presque tous à la même BCE, donc l'économie n'en a quasiment pas profité

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. c'est normal car les banques ont la trouille en attendant de voir le début de la fin du scénario de la crise grecque.
      En cas d'accident elle veulent une contrepartie sérieuse; donc retour au prêteur BCE.

      Supprimer
  28. BA loves Italy ! :)

    RépondreSupprimer
  29. Scandale à Déxia...
    la banque en faillite renflouée par les contribuables va octroyer des primes de 45 000 euros aux incompétents qui les ont fourrés dans la merde !!!

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_dexia-sa-verse-des-primes-a-ses-cadres-allant-jusqu-a-45-000-euros?id=7342783

    scandales bis... la presse française de merde est mystèrieusement silencieuse. merci lap resse belge !!!

    RépondreSupprimer
  30. Si je me répond et que je dis que potentiellement
    les banques peuvent créer l'équivalent de 20*490M=10 Tillions d'Euros avec ces prets, je me trompe? De quoi :
    -relancer complétement l'Eco de la zone euro si prété à bon escient
    -préparer le prochain krack immobilier si utilisé pour faire remonter artificiellement l'immobilier ou faire naitre une autre nouvelle bulle spéculative (matieres premieres, taux d'interets sur obligations, cours produits alimentaires) ?
    L'avenir de la zone euro a été confié aux banques commerciales, avec libre utilisation des fonds prêtés.
    C'est un peu comme un pret à la consommation accordé par une banque commerciale..
    A suivre

    RépondreSupprimer
  31. Vendredi 13 janvier 2012 :
    Italie :
    Dans le cadre de la principale émission, le Trésor italien a placé 3 milliards d'euros de titres à échéance novembre 2014 dont les taux ont fortement diminué à 4,83% contre 5,62% lors de la dernière opération similaire le 29 décembre.
    Le Trésor a également émis environ 779 millions de titres à échéance juillet 2014, et 971 millions de titres à échéance 2018, à des taux qui se sont inscrits respectivement à 4,29% et 5,75%.
    La Banque d'Italie ne compare pas ces taux avec ceux d'autres opérations totalement similaires.
    Mais selon les analystes, le taux des titres à échéance juillet 2014 a diminué par rapport au taux de 4,93% enregistré lors d'une opération comparable le 28 octobre, tandis que le taux des titres à échéance 2018 a en revanche un peu progressé par rapport au taux de 5,62% enregistré lors d'une émission comparable le 13 octobre.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEL_Italie_reussit_a_lever_475_mrd_EUR_le_maximum_prevu130120121201.asp

    - La BCE prête des dizaines de milliards d’euros aux banques privées italiennes.
    - Avec cet argent, les banques privées italiennes achètent des obligations de l’Etat italien.
    - La BCE rachète les obligations de l’Etat italien aux banques privées italiennes.
    - Tout cet argent circule en circuit fermé. Tout cet argent ne redescend pas dans l’économie réelle.
    - En Italie, l’économie réelle continue de se détériorer.
    - Tout va très bien, madame la marquise.

    RépondreSupprimer
  32. Wictorya (contributeur sur wikipedia.fr)Jan 13, 2012 04:27 AM

    @ber075 : en théorie oui tu as raison ça fait bien 10000 milliards d'euros à prêter derrière sauf que les 490 MdE n'ont pas été prêtés pour une durée infinie par la BCE mais seulement pour 3 ans et qu'il n'existe pour le moment aucune garantie donnée par la BCE qu'elle acceptera au bout de ce délai de 3 ans de renouveller les dits prêts... Donc : l'obligation de tout rembourser dans 3 ans (même avec de faibles intérêts) constituent le principal obstacle à l'utilisation massive du potentiel offert par ces prêts (celui de pouvoir derrière prêter jusqu'à 10000 MdE). Il aurait fallu que la BCE s'engage à un renouvellement perpétuel pour toutes les banques, mais elle s'est limitée à une mesure temporaire et exceptionnelle.
    Cordialement

    RépondreSupprimer
  33. Sarko a utilisé la taxe tobin comme il utilise le principe du marique gay, en souhaitant vider les programme de base du PS.D'ailleurs cela a bien réussi avec le programme du FN, qui n'est que surenchère démago, la présentation du PS de son programme de "changement" sera, soyons en sûr de la même teneur.
    L'europe est en déclin économique et politique, la crise de la dette devient insurmontable mais nos chers guignols politicien avec la complicité d'une presse aux ordres, de joutes verbales et de démago à 3 balles.
    Alors je vous le dis haut et fort, je me donne le droit et le devoir de ne point voter pour signifier mon rejet d'une classe politique corrompue par l'argent des autres, celui de ceux qui triment.

    RépondreSupprimer
  34. ALERTE - S&P va dégrader plusieurs pays européens dont la France.

    PARIS - Plusieurs pays européens dont la France vont être dégradés par l'agence de notation financière Standard & Poor's, qui pourrait annoncer cette décision dès vendredi, selon une source européenne.

    Standard & Poor's menace depuis début décembre d'abaisser la note de 15 pays de la zone euro, dont la France, notée AAA, la note maximale, et qui pourrait perdre un ou deux crans. La Bourse de Paris a connu un accès de faiblesse vendredi en début d'après-midi à cause de ces informations.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___SP_va_degrader_plusieurs_pays_europeens_dont_la_France_130120121601.asp

    RépondreSupprimer
  35. L'agence de notation financière Standard & Poor's a décidé de dégrader la France en lui retirant sa note d'excellence triple A, mais en revanche elle a maintenu les notations AAA de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, a indiqué à l'AFP vendredi une source gouvernementale.

    "La France perd son triple A", a souligné cette source sous couvert de l'anonymat, ajoutant que d'autres pays allaient sans doute subir le même sort.

    L'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas jouissent d'un triple A. L'agence a informé ces gouvernements de sa décision, selon la source.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-france-degradee-allemagne-pays-bas-et-luxembourg-epargnes-5fc03954cd7c385c5d7f651966d9e193

    RépondreSupprimer
  36. @ Pascale
    "on se demande comment les particuliers et les entreprises qui ont emprunté auprès des banques depuis 1973 ont réussi, eux, à rembourser leurs dettes"

    Comme les états en la faisant rouler à la PONZI (L'endettement privé ne fait que croitre et embellir).
    Les champions d'outre-manche sont à 1000% du PIB (oui mille, pas cent) cumulé : public + ménages + entreprises, banques, edge-funds, etc.

    RépondreSupprimer
  37. deux infos qui se télescopent:

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/13/97001-20120113FILWWW00487-le-louvre-s-offre-un-chef-duvre.php

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/13/97002-20120113FILWWW00480-standard-and-poor-s-a-degrade-la-note-de-la-france-selon-une-source-gouvernementale-francaise.php

    Fini la dolce vita pour les parasites et cette nouvelle finalement, est une excellente nouvelle. Quand on touche le fond il faut bien remonter; à condition naturellement de virer les incompétents crasses qui ont pris le pouvoir depuis près de 40 ans.

    RépondreSupprimer
  38. TONDRE l'épargnant qui, "scandaleusement" (quel crime!) achète et vends des actions ou autres produits financiers, c.a.d. spécule selon le politique.
    C'est pourtant grandement un "jeu" à somme nulle et personne ne peut me condamner parce qu'une contrepartie accepte le prix auquel j'échange contre monnaie.

    Les politiques feraient mieux de défendre le petit porteur afin de le mettre (soyons naïfs) sur le même pieds que les ordres à hautes fréquences, automatisés sur ordinateur, derrière lesquels se trouvent des programmes informatiques, dont des hommes donc des intérêts cachés (dénommons les les puissants).

    Afin de créer une égalité dans les conditions de transactions; mais cela dépasse leur entendement!

    RépondreSupprimer
  39. "les intérets de la dette ne son pas la cause mais la conséquence de déficits publics abyssaux"
    ok sauf que quand vous dites cela, on dirait que vous incriminez le peuple d'avoir trop dépenser alors que ces déficits publics sont adoptés par les députés lors du vote du budget. D'accord ils sont élus mais les français ne comprenant rien à l'économie ne peuvent pas être portés responsables de ces votes de budget qui sont au passage incités par les lobbys. C'est pas des réformes structurelles qu'il faut mais inventer tout un nouveau fonctionnement du système mondial!!

    RépondreSupprimer